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aussi blanc que la craie, cl. quand le soleil y darde ses rayons, l'œil peut ;'i pnut: en supporter l'éclat. (Juand (in longe le rivage au pied de la falaise , on Iraversc un curieux amoncellement de rochers éboulés, de pierres roulées ijui s'étendent à une grande distance vers la pleine mer, sur un lit du sable menu. Le point d'où l'un part, au pied de la falaise, puur entreprendre l'excursion est le wllage de Saiigalte : à l'extrémité opposée, ou admire des petites cascades d'une eau douce et fraîche, qui s'écoule sans cesse des fissures des routiers, et ruisselle d;ius la nier pendant lus hautes marées.
Le e;ip Gris-Nez est beaucoup plus rapproché, de ISoulugue ijiie de (allais, il s'avance plus loin dans la mer, et tenue la pointe extrême du nord de la f'i'anee vers l'Angleterre. IJuoiipi'il ne soit situé qu'à une faibli: distance du lllaue-Nez, son aspect est tout, à fait caractérisliijiic. Ses falaises ne s'élèvent pas à \i\n: hauteur considérable, elles sont formées d'un sid 1'riuhle, où se trouvent, étalés eu lignes hoi'i/ontales, d'immenses rochers calcaires de forme ronde. Ce* rochers sont aussi nous que ceux du Diane-Nez sont hlancs ; un grand nombre d'entre eux sont éboules et produisent, au bord de la mer, un étrange
Leis falaises du c;ip Blnuc-Vz.
chaos de pierres gigantesques, dont, quelques-unes atteignent des dimensions prodigieuses (Voir la gra- \ure ci-contre).
11 est certain que ces pierres tombées de la falaise, forment un véritable rempart contre les vagues ; on dirait que la nature a pris soin de prot-'ger le gisement terrestre, afin que l'envahissement des dois ne soit pas trop rapide.
Dans un grand nombre de localités, les débris tombes des falaises sont immédiatement déblayés par la mer, et la destruction est alors considérable. C'est ainsi que de l'autre côté du pas de Calais , les falaises de l'Angleterre sont démolies par l'Océan avec uni: énergie de beaucoup supérieure. D'après Jîeet Jukes, les fermiers doivent environ compter sur une perte de! mètre par rn, !c long de la falaise
britannique. Sur d'autres points de l'Angleterre, de. semblables laits sont fréquents. A l'est de la péninsule de Kent, les Hots de l'Océan ont envahi 6 kilomètres de terre ferme depuis l'époque romaine. Les vastes domaines du comte Coodwin ont été entièrement submergés; à la place d'une propriété riche et luxuriante, on aperçoit aujourd'hui des rochers, des récifs, où les navires viennent parfois se briser pendant la tempête.
Les côtes françaises, où s'élèvent le Blanc-Nez ut le Cris-Nez , sont beaucoup moins endommagées , comme nous venons de le voir. Ce dernier cap est protégé par un rempart formidable de rochers si solides et si massifs, que la force des flots ne peut évidemment les entamer que lentement et d'une façon peu sensible. Comme l'a dit un poète, ou pourrait