‹ La Nature 1873Chapitre 64 sur 171 · LA N A TUTU · texte numérisé non relu

LA N A TUTU

comparer ces rocs, éboulés de lu falaise, à des combattants (|ui protégeât de leurs cadavres, la forteresse d'où l'ennemi les a arrachés. Toutefois si l'œuvre i:î la mer n : est pas aussi rapide, elle, n'en est pas moins manifeste, et do siècle en siècle l'Océan travaille, là comme, partout ailleurs, à modifier le contour des continents, à niveler l'écoi-ce terrestre. Bien avant nous, de grands observateurs ont compris et admiré ces éternelles évolutions de la matière, au soin de la nature ; il y a plus do mille ans , Ari.stoî.e . exprimait, à ce sujet, des idées auxquelles on ne saurait rien ajouter aujourd'hui : u La terre, dit cet illustre philosophe, dans son Traite des météores, ne. présente pas toujours le même aspect : là où nous foulons aujourd'hui un sol continental, la mer a séjourné et .séjournera encore ; la région où elle est à présent l'ut jadis et redeviendra plus lard encore un continent. Le temps modifie tout, n

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