CONGRÈS INTERNATIONAL
DES MÉTÉOROLOGISTES A VlEJXlSE,
Dans les dernières années de sa vie Maury appelait de tous ses vœux une conférence semblable à celle de Bruxelles, dont il avait été le j romoteur, et destinée à donner à la météorologie générale ) a forte impulsion que la météorologie maritime avait reçue de lui, ainsi qu'à élargir encore l'horizon de cette science, en l'unissant à l'économie sociale par la statistique comparative de la production agricole. 11 avait développé ce programme dans son dernier discours prononcé à Saint-Louis (Mississipi), dont une traduction faite avec notre collaborateur M. E. Margollc, a figuré parmi les documents adressés au Congrès de Vienne, la première des remuons internationales qui doivent le réaliser progressivement.
L'absence de la France, provenant en grande partie des perturbations dues à nos derniers désastres, était à cette réunion l'universalité si désirable, mais nous devons dire que l'espoir de sa participation fu-
ture a été exprimée et que sa place a été courtoisement réservée dans le comité permanent nommé pour veiller à l'exécution des décisions prises et pour préparer les sessions suivantes. D'autre part l'abstention n'a pas été complète de notre côté, car à la réunion de l'Association française pour l'avancement des sciences tenue à Bordeaux en 1872, la section de météorologie a donné des réponses soigneusement étudiées aux questions formant le programme du Congrès dont nous allons passer les priucipales résolutions en revue.
Nous sommes d'abord heureux de constater que la question de riutroduction des mêmes unités de mesure dans tous les pays a fait un grand pas par l'adoption des propositions suivantes, émises par M. Jelinek, directeur de l'Institut central météorologique de: Vienne:
1 J L'emploi des mêmes unités de mesure est désirable aussi bien pour les observations que pour les publications ;
2" Le Congrès exprime sa conviction que parmi tous les systèmes de mesures existantes, lu svslème métrique est celui qui a le plus de chance d'être géralemcnt adopté;
5" Le Congres regarde comme très-désirable, s'il n'était, pas] possible d'introduire dès maintenant une mesure unique, de ne plus employer que la mesure métrique et la mesure anglaise( pour le thermomètre l'échelle centigrade et celle de Fahrenheit) ;
4" Toutes les dispositions propres à conduire à l'unité métrique doivent être encouragées.
La réserve relative à l'échelle de Fahrenheit a été faite par M. l'obcrt Scott, directeur du bureau météorologique de Londres, qui toutefois donne depuis quelque temps déjà dans ses remarquables Quaterly Wcdthi'.r Rc.pnrls les observations et les moyennes en mesures métriques à côté des mesures anglaises. I 11 nous semble cependant qu'il serait facile d'arriver j à un accord général, en considérant que le seul avantage du thermomètre Fahrenheit, où la température qui correspond à la glace fondante est de 52°, réside dans ce qu'où n'a jamais besoin pour les froids ordinaires d'employer le signe — , ce qui est, au contraire, fréquent, dans le système centigrade. Xe pourrait-on pas adopter le thermomètre ictracentigrade de M. Wulferdin, qui évite généralement l'emploi du signe négatii? 11 s'agirait simplement d'abaisser le zéro de l'échelle centigrade de 40° en conservant toujours les mêmes points fixes, la température de la glace fondante et celle de la vapeur de l'eau bouillante, et en laissant par suite intacte la valeur du degré centésimal. A ces points correspondraient dorénavant 40° et 140°. L'échelle convenablement étendue embrasserait en outre l'ensemble j des dilatations du mercure à l'état liquide, depuis 0°, température de la congélation, à 400°, température de Fébullitioii de ce métal, circonstance qui motive l'adjectif tétracentigrade.
lui réponse à la question relative aux indications delà direction du vent, le Congrès a considéré comme
suffisant le nombre de seize rurnbs de vent et a adepte la désignation, anglaise pour les quatre principaux: N., E., S., W. La vitesse du vent sera mesurée par le nombre de mètres parcourus par seconde. Les brises, dont la vitesse est inférieure à un derni-mètre par seconde, doivent être considérées comme du calme. Les signes suivants ont, élé adoptés pour les hydrométéores et autres phénomènes:
A l'égard de leur intensité les phénomènes devront être distingués par les chiffres et 2 placés en exposants. Le brouillard ne doit êlre marqué que quand il enveloppe l'observateur. Il ne doit pas être désigné simplement par son signe, mais ou y joindra le degré d'opacité de l'atmosphère.
F. ZcilCUER, — La suite prochainement. —
O Pluie.
f2 , Orage.
<\ i Eclairs de chaleur.
Grêle.
Grésil.
^^ Brouillard.
Gelée blanche.
Rosée.
Givre. Verglas.
Averse de neige.
Aiguilles de glace.
^y* , Vent fort.
Couronne solaire.
Halo solaire.
CD
Couronne lunaire
uv
Halo lunaire.
Arc-en-cie!.
Aurore boréale.
oo
Brouillard sec.