‹ La Nature 1874 S 2 N 53a 78Chapitre 75 sur 229 · PC · texte numérisé non relu

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mière vue, me semble plausible. On s'est dit, qu'il y j détruisent le liquide bienfaisant qu'on voulait for-

aurait risque Ci: tuant l'être nuisible de cuire le | mer. Enfin, vers 50 à 52° il n'y a plus rien, tous ces

sujet. Ce résultat, assurément néfaste, n'est pas à craindre. Et d'abord, il n'est pas même question de cuire le parasite, mais simplement do le paralyser, de le mettre on un état inactif, qui permette à l'organisme de s'en emparer et, comme je l'ai dit déjà, soit de le digérer, soit de l'expulser par le?

organes excréteurs, four bien l'aire comprendre l'action qu'il s'agit dt mettre à profit, prenons quelques exemples dans les faits qui se passent autour de nous.

Yoyonsie moût de bière, ce liquide si richement

azoté qu'il présente une certaine analogie avec les liquides animaux, et voyons ce qui se passe dans sa fermentation, sous l'empire de la chaleur. À U la fermentation est presque nulle; de -+- G à 7° elle est lente; de -4- 8 à 9° elle devient plus active; de H- 12 à 14° elle devient rapide et change, sinon de nature, au moins de forme ; de -f- 20 à 25° le ferment acétique commence à végéter et tend à étouffer, si ce n'est tuer, le ferment alcoolique ; de -H 25 à 50° le ferment lactique se manifeste. Après lui viennent les fermentations butyriques et putrides qui, finalement.

Fie. 2. — Détail du volant de

ferments sont tués. Ainsi donc voilà un corps qui était inerte à 0°, et qui, sous l'influence de la chaleur, a vu se succéder dans son sein différentes fermentations; celles-ci ont tour à tour disparu et les dernières sont venues mourir, on tout au moins se neutraliser à b1°. Or !à il n'y a cependant pas encore cuisson. L'u effet, si nous prenons pour point de départ de ce phénomène la coagulation de r albumine, ce qui nous parait être exact, il faut atteindre, pour pouvoir observer ce fuit, une température minimum de 65°. La cuisson n'a donc pas à se produire dans les cas que nous citons, comme dans l'application proposée.

Mais laissons le moût de bière et passons au vin. Au-dessous do 12°, le jus de raisin fermente peu ou pas ; de lo à 20° il fermente très-bien et là, il ne s'agit pas de ferment artificiel, niais bien d'un ferment naturel par excellence ; de 50 à 55°, M. Pasteur l'a démontré par des expériences répétées, nonseulement la fermentation unique est arrêtée, mais encore toutes les maladies des vins, qui ne sotil

la pompu a oxygène.

autre chose que le résultat de fermentations diverses. La chaleur a donc, là encore, exercé l'influence que nous recherchons.

Enfin, pour ne pas multiplier les exemples, voyons la production de l'alcool: à 15° la fermentation est peu rapide; à 25° elle marche dans de bonnes conditions; de 50 a 35° elle devient galopante; de 45 à 48° on la tue.

D'autres exemples pourraient être invoqués. La fermentation panaire, la conservation par la méthode Appert, nous fourniraient de nouveaux arguments. Four abréger, bornons-nous à constater que dans tous les cas, et à une température qui en bien des circonstances n'est pas très-élevce, la chaleur paralyse les germes ferme nteseibles, quelle que soit leur nature. Mais ce n'est pas tout. Dans tous les exemples que nous venons de citer, il n'était question que do substances inanimées. Chez l'homme 1 , chez les animaux, il y a un facteur puissant qu'il faut faire intervenir, et ce facteur c'est la force vitale qui, produisant la digestion, les sécrétions, en un mot les multiples manifestations de la vie organique, vient agir sur les germes, alors qu'ils sont sous l'influence de la chaleur et ont perdu leur activité. Ainsi donc, qu'il soit bien entendu que dans la plupart des cas, il ne s'agit pas Je tnerdirectementles germes parasitiques niais bien de les amener à un état de torpeur, de malaise, de somnolence si je puis dire, qui, paralysant leur énergie, permettra aux fonctions digestives ou éliminatrices de s'en emparer, et de les faire disparaître, soit en les digérant, soit en les expulsant parles sécrétions. Pour montrer encore l'influence de la vitalité sur les êtres parasitaires, il est utile de rappeler que la plupart des helmint.es ne sont évacués que parce que nous arrivons à les assoupir et que Certains virus, pris dans les voies digestives, ne causent aucun ravage, tandis qu'inoculés dans le réseau sanguin, ils tuent inévitablement.

Lne objection qui a été faite contre la théorie que je viens d'énoncer, est la difficulté d'élever la température du corps de l'homme ou des animaux au aelà de la température normale. Ainsi qu'on Ta lait remarquer judicieusement, de très-hautes températures ont été subies, dans quelques cas, certains expérimentateurs sont allés jusqu'à 150°, sans que la température interne ait sensiblement changé. On pourrait dès lors inférer de ces faits que la température de l'homme est immuable et qu'en conséquence le moyen indiqué ne saurait être appliqué. Ce point mérite quelques développements. Le phénomène de stabilité dans la température animale est dû à deux actions principales.

La première est la résistance qu'oppose la chair musculaire à la pénétration du calorique. J'ai eu occasion de mesurer celte résistance. Elle est eu effet considérable. Il laut près de trois jours dans une atmosphère à 0", pour faire pénétrer celte température (de 0° la viande entrant à 58°) à une profondeur de 18 centimètre.-. La secoude est l'énorme pouvoir diffus il que produit la transpiration; d'où ces deux for-

ces de neutralisation : résistance à la pénétration, puissance de dispersion.

Pénétré de ces faits, je n'ai eu garde de proposer l'emploi simple d'étuves, mais bien l'usage de bains liquides, lentement élevés à la température voulue, et combinée avec une respiration oxygénée. Par l'action du bain, un premier résultat serait obtenu : l'annihilation de la perte de la chaleur causée par la transpiration, la vaporisation des produits de cette sécrétion ne se faisant plus. Resterait la pénétration de la chaleur dans les tissus. Mais d'une part la circulation, en amenant constamment à la périphérie du corps le liquide Sanguin, réchaufferait et entraînerait avec lui une quantité constante de calorique qui serait ainsi disséminée dans l'organisme et en augmenterait la température. D'autre part, la respiration oxygénée, venant dissoudre dans le sang l'élément cal ori tique par excellence, compléterait le résultat cherché.

Qui ne connaît les phénomènes de combustion et la croissance de leur énergie avec la proportion d'oxygène introduite clans le milieu comburant? De cet emploi de l'oxygène résulteraient trois faits principaux. Le premier serait, comme nous venons de le voir, une combustion plus complète, des matériaux nuisibles charriés par le sang, d'où épuration de ce liquide. Le second, qui n'est que la conséquence de ce premier fait, serait un dégagement de chaleur, ce que nous cherchons; le troisième, très-probablement une action toxique, sur les germes qu'il faut combattre, l'oxygène libre ou dissous étant défavorable à quelques-uns d'entre eux.

Revenons au côté général de la question et précisons, nous voyons que par cette méthode nous obtenons le double résultat que voici: Chauffage extérieur, en empêchant la vaporisation delà transpiration et en profitant de l'ai;! ion circulatoire ; chauffage interne au moyeu d'une absorption plus grande d oxygène. Peste à voir comment obtenir facilement et à coup sûr ces résultats sur tous les sujets, quelles que soient leurs dispositions, c'est ce que nous allons immédiatement examiner.

Voici l'appareil qui me paraît le plus propre à administrer la chaleur, concurremment à l'oxygène (lig. A). Évidemment il pourra varier en bien des cas. Tel qu'il est indiqué ici, il montre qu'il est facile d ; modilicr, au gré de la médication, et la température du bain et l'oxygénation. Il se compose principalement d'une baignoire munie d'une gouttière externe oo, de telle façon qu'on puisse, à l'aide de la cloche ut circonscrire l'atmosphère dans laquelle respire le malade, l'eau même du bain remplissant la gouttière oo, fait joint hydraulique. La cloche ut peut s'enlever à volonté.

Un appareil de chauffage f, placé à l'extérieur do la chambre du malade, permet d'envoyer un courant de vapeur dans la buse x. Ce courant y détermine une aspiration d'eau, par conséquent une vive circulation, eu sorte que l'ai (lux de chaleur se môle directement et de lui-même au bain. La température s'établit

donc graduellement, avec régularité, sans qu'il y ait gène pour le malade. Un trop plein z emmène constamment l'eau excédante, le niveau reste ainsi constant.

En ce qui concerne l'oxygénation, elle est produite à l'aide delà pompe à double cylindre A. L'un des cylindres, le cylindre fi, aspire l'air ordinaire qui peut, cire puisé au-dcliors pour l'avoir plus pur. L'autre, le cylindre C, puise l'oxygène dans un sac à gaz ordinaire. Mais tandis que le cylindre à air B reste invariable dans sa production, le cylindre à oxygène G peut graduer à volonté sa capacité, en sorte qu'on puisse à volonté aussi saturer l'air d'une proportion déterminée d'oxygène.

Ce résultat est obtenu d'une manière simple. Le volant., qu'actionne la pompe à oxygène, e>t muni de 10 bras. Chacun de ces bras (fig. 2j porte un œil qui s'éloigne graduellement du centre. D'autre part, le cjlindre glisse à volonté le long d'une rainure ménagée dans le bâtis qui le porte, il résulte de eette disposition, qu'en moins d'une minute on peut cl langer lu longueur delà course du piston et par conséquent la quantité d'oxygène envoyé.

Ainsi, avec cet instrument, l'air étant admis à 21 p. 1 00 d'oxygène, on pourra constituer, par le simple mouvement de la pompe, une atmosphère artificielle contenant de 1 p. 100 à 20 p. 1 00 d'oxygène en plus de ce qu'il renferme; soit de l'air contenant de '25 p. 100 à 41p. S 00 d'oxygène.

Comme d'autre part un compteur établi sur l'arbre indique le nombre de tours faits par la pompe, dans un temps déterminé, on voit qu'avec l'aide de cet appareil le médecin peut prescrire à sa volonté, suivant l'âge, les aptitudes du malade, sa force, sa maladie, etc., etc. , telles proportions d'oxygène qu'il peut juger utiles.

Ainsi donc, grâce à la disposition que j'indique, il devient facile de distribuer à volonté, en proportion déterminée, les deux agents les plus puissants de la vie, c'est-à-dire la chaleur qui anime et l'oxygène qui vivifie. Cii. Tei.i.ieu.

LES PHOQUES k FOURRURE

DES ILES PRIIIYLOV.

Dans le cœur même <\& la mer de Behring, existe un petit groupe d îles, tlont les rochers abrupts sont le rendez-vous de millions d'amphibies à fourrure précieuse. Cette station des îles Pribylov est l'une des plus importantes qu'il y ait au monde, pour la capture des phoques. Ces îles sont au nombre de quatre, dont deux, les plus considérables, et surtout l'île Saint-Paul, sont, visitées annuellement par des millions de ces mammifères, qui viennent y déposer et élever leurs petits. Rarement le soleil perce les brouillards de ees régions désolées, lieux de délices des phoques qui, comme on le sait, fuient la chaleur.

Les îles IVibvlov lurent découvertes par les Russes

en 1786 et 1787, et immédiatement colonisées. L«?s colons sont employés par la Compagnie russo-américaine des fourrures, comme serviteurs et ouvriers. Ce sont des Aléoutiens qui viennent surtout du district d'Oonolaska. Ils sont membres de l'Église grecque et ont avec eux un prêtre de leur religion.

L'exploitation de ces bancs est affermée à la compagnie d'Alaska de San Francise?, pour une période de vingt années à partir du 1 er juillet 1870. Dans l'intérêt de la population simple et paisible de ces territoires, et pour les préserver de la dégradation et de l'ivrognerie à laquelle elle est instinctivement portée, le commerce du whisky est sévèrement défendu. Cette sage précaution épargne des millions de dollars que nécessiterait l'entretien de troupes pour maintenir l'ordre. Les habitants de ces îles, aux termes du bail fait avec la compagnie, ont la participation aux travaux et aux bénéfices de l'exploitation, à l'exclusion de tous les étrangers, auxquels, d'ailleurs, l'accès des îles est interdit.

Dès que la glace et la neige ont disparu, ordinainaircment vers le l fif ou le 2 du mois de mai, les pie miers phoques mâles arrivent et choisissent chacun le terrain de leur petite famille. Depuis le moment où le mâle a pris son pied à terre jusqu'à celui où, de nouveau, il le quitte, trois mois environ s'écoulent; l'animal ne mange ni ne boit. Dans ce laps de temps il ne tombe point, comme l'ours, dans l'assoupissement ; il est, au contraire, toujours en mouvement et aux aguets. Les vaches, les jeunes mâles et les jeunes veaux ne participent point à ce jeûne prolonge ; ils prennent leur nourriture tous les quinze jours ou trois semaines. Les mâles défendent, au péril de la vie, le terrain sur lequel ils se sont établis. Les femelles n'ont que le quart des proportions des mâles, qui sont de six à sept pieds de long-leur et pèsent de trois à cinq cents livres.

L'animal a une double robe, l'une d'un poil superficiel et grossier, l'autre d'une fourrure moelleuse, élastique, et complètement recouverte par la précédente. La couleur dominante chez les mâles, lorsqu'ils sont â terre, est d'un brun de rouille noirâtre, avec une raie gris-foncé ou d'ocre rouge sur les épaules. Au contraire la robe des femelles a une teinte bronzée ou couleur d'acier le long du dos et toute blanche vers les parties inférieures. Cette belle nuance, toutefois, ne tarde point à disparaître à l'exposition d'un air brumeux, et devient grise et d'un brun rouge.

Du 1 er au 14 juin les femelles font leur apparition, et arrivent sans cesse par milliers jusqu'au 8 juillet; cette époque est la fin de leur gestation. La précision avec laquelle ces animaux retrouvent le gîte à une distance de deux à trois mille milles marins on ils vont chercher leur nourriture est extraordinaire. Les jeunes phoques sont excessivement turbulents; leur sommeil, comme celui tics adultes, est toujours agité.

Durant les six ou Luit semaines du séjour de ces animaux sur ces rocs dénudés, l'on entend un bruit

assourdissant qui ne cesse ni la nuit ni le jour. Souvent ce vacarme a suffi pour avertir des navires en-

veloppés p;ir la brume, et les prévenir du voisinage dangereux des récifs. Le rivage, sur une étendue du

Les bandes do phoques à fourrures «ies iles I'riwyiov.

Les Iruqueur».

plus de vingt milles, est parfois couvert des phoques vaches en parturitioii. Celles-ci sont protégées par La à fourrure: les uns d'une part, moins forts, avec les j loi; quant aux jeunes adultes, ils sont capturés eu pius jeunes, et d'autre part les plus forts avec les i nombre incalculable, assommés et dépouillés de leurs

fourrures. La perpétuation de l'espèce est assurée j et naissent annuellement. Mais aucune législation par plusieurs centaines de nulle phoques qui restent , humaine ne saurait augmenter d'une minime quan-

mW 'ù . „ • ; /: v*fpn^

Le massacre.

lité celte population amphibie. Aucune protection ne saurait non plus les garantir d'une foule d'ennemis

Les îles sont souvent sillonnées de bandes de phoques qui s'étendent le long des grèves sablonneuses ;

inconnus, dont ils sont la proie, et qui maintiennent • ces véritables armées sont détournées, concentrée*

le nombre des individus à un chiffre déterminé.

Les petits sont allaités tous les deux ou trois jours etaprèsPallaitcment ils sont si gros qu'ils se trouvent durs l'impossibilité de se mouvoir durant des heures entières.

Vers le milieu d'août, ils essayent de nager et se livrent à cet exercice jusqu'à l'époque du départ général.

La capture, la chasse, l'abat a^e des phoques, le dépouillement de leurs fourrures sont, exclusivement réservés à la population de l'île. Les habitants reçoivent 40 cents (2 francs) pour une peau, ce qui lait 400 dollars par tète à la fin de la saison. Les phoques sont aisément capturés ; ceux qui les prennent procèdent comme les tueurs dans un abattoir, où ils vont choisir les boeufs gras.

Le d«'pî"cmcn!.

par des traqueurs, et bientôt abattues à coups d'assommoirs, espèces de bâtons longs et à gros bouts.

Quatre ou cinq hommes suffisent pour chasser devant eux ces animaux, le nombre de ceux-ci fùt-il de quatre à cinq mille.

Lorsqu'ils ont été amenés à l'endroit où ils doivent être abattus, on les laisse se reposer et se rafraîchir, car la course les a échauffés ; s'ils étaient tués dans cette condition, la peau serait de mauvaise qualité, les poils tomberaient.

Quinze à vingt hommes alors viennent du village sur le terrain, et commencent à détacher de tout le troupeau cinquante à cent individus, les entourent, les amassent, puis les assomment d'un coup bien dirigé à la tète. Après avoir assommé environ trois ou quatre cents animaux, les hommes se mettent immédiate-

ment à les dépouiller, car pour peu que la température soit douce, les cadavres, eu se gonflant, nuisent à la qualité de la fourrure.

Les peaux sont salées, étendues sur des bancs, les unes sur les autres, et après être demeurées dans une saumure durant huit ou quinze jours, elles reçoivent une nouvelle couche de sel, et sont empaquetées et embarquées.

La compagnie paye une taxe de 2 1/2 dollars par peau, plus une bonification de 50,000 dollars, ce qui porte le revenu de ces îles à 500, 000 dollars cf. plus, dette fourrure, préparée avec art, fine, moelleuse, élastique, et dont una seule compagnie et deux ou trois fourreurs ont seuls le monopole, vaut de 15 à /i0 dollars.

Parmi les nombreux traits qui caractérisent les phoques des lies Pribylov, nul n'est plus accentué que celui de la tendresse vouée par le mâle à sa progéniture, tandis que celle-ci est abandonnée par la femelle au inoindre danger. Le sens de l'ouïe est exlraordinairement développé chez le phoque; celui do l'odorat est également très-subtil. Le museau de l'animal ressemble à celui d'un chien de Terre- Neuve, mais les lèvres supérieures ne sont point pendantes comme chez ce dernier. Les moustaches, semblables à celles du chat, sont très-longues et d'un blanc jaunâtre; les yeux, intelligents et d'un bleu foncé. La pupille c?t susceptible, comme chez le chat, d'une très-grande dilatation.

Un fait singulier c'est qu'un grand nombre des vieux mâles n'ont plus qu'un œil. L'autre a été perdu dans la bataille que ces animaux se liwent avec acharnement pour la défense du terrain qu'ils ont choisi au bout d'un rocher pour eux et leur petite faini Ile, et qu'ils ne quittent plus jusqu'au moment où ils retournent à la mer.

La queue de l'animal n'est que rudimentaire, et d'ailleurs semble inutile soit pour nager, soit pour chasser des mouches. Pour se diriger en nageant, le phoque a en guise de gouvernail deux nageoires postérieures ; celles de devant, espèce de pattes palmées et plus grandes que les autres, permettent à l'animal de sauter, de bondir à la surface de l'eau, et d'attraper le poisson. Cette espèce de phoque à fourrure évite les glaçons et la neige, et ne s'y repose jamais comme font les autres espèces de phoques, et notamment les morses, dépourvus de fourrures.

11 existe aux îles Pribylov deux autres espèces de phoques, outre le phoque à fourrure. Ce sont le phoque à poils (Phoca vitulina) et le lion de mer (Cumetopias selleri); ensuite il y a encore le morse (Trichickits rosmarus) qui diffère beaucoup des espèces précédentes.

Le phoque à poil, nu lieu de nageoires ou ailerons a plutôt des pattes armées de griffes. 11 a un museau de roquet et se complaît dans la glace. Il n'est pas polygame et ne forme point des attroupements connue le phoque à fourrure. La taille du mâle ne dif.ère point de celle de la femelle. La peau de cet animal a peu de valeur commerciale.

Le lion de mer ressemble davantage au phoque à fourrure quant aux formes et quant au\ mœurs, mais il eu diffère néanmoins beaucoup. C'est le plus grand type du genre phoque. Il a plus de onze pieds de long et le mâle pèse jusqu'à G00 kilos. II est polygame et possède ordinairement une douzaine de femelles.

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