‹ La Nature 1874 S 2 N 53a 78Chapitre 86 sur 229 · JO · texte numérisé non relu

JO

Knrwêjje.

Suède.

Wfitlerli

Italie.

JIodMo à erinrst -\enl 8<icceK«if,

Suisse.

Modèle à r.' 1 pétition.

Winchester . . .

Étals-Unis.

£ M'itlêlc à n''|]èhtnn, ! ilonne un lie peu précis.

paru donner plus clairement l'idée des formes et des dispositions de l'objet qu'une simple perspective, ou bien qu'une coupe accompagnée d'une projection orthogonale.

FUSIL DREYSE (Puisse).

Manœuvre. — Le coup parti, on appuie sur la tète h du ressort du cjlindre intérieur, ce qui permet alors de déi ager ce ressort du cran voisin île b et de tirer en arrière l'a: 1 sa tète le cvlindre intérieur.

I'I'SII. Dl'.ETSE. — A. A, A. Boite île cuhisse. — B. Canon. — C. Tonnerre mobile. — D. Cylindre intérieur. — K. Condueleur de l'aiguille. — F. Cylindre porte-aiguille. — 0. Chambre ardente. — II. Cachette cl son ressort. — I. DùtentB. — B. Levier du cylindre mobile, ratiatlu horizontalement i droite dans la poslion rie la ligur». — b. Tè:e tl.i ressort lue au cylindre intérieur. — C. Cran du bandé. - d. Cran de sûreté. — e- Poussoir.

Ce mouvement achevé, il est possible, à l'aide du levier L, de faire tourner le tonnerre mobile C et de le ramener en arrière pour ouvrir la culasse, ce qui n'eût pu se faire plus tôt, la tète du cylindre intérieur Cse trouvant encore engagée dans une fente de la boite de culasse A, non visible dans le dessin. On introduit la cartouche et pour fermer la boite de culasse, on pousse le levier eu avant,

puis ou le rabat à droite par un mouvement inverse à celui précédemment exécuté.

Le ressort reste toujours détendu et le cylindre intérieur hors, de son logement. On agit alors à l'aide du poussoir e sur le cylindre intérieur ; l'épaulcmcnt du porte-aiguille vient buter contre la tète de gâchette et permet de tendre le ressort à boudin jusqu'à ce (pie le talon postérieur du tonnerre mobile vienne s'engager dans le cran du bandée, du ressort du cylindre intérieur. Le ressort à boudin est alors bandé et presse contre le talon du porte-aiguille. Il suffit dès lors, pour faire partir le porte-aiguille et par conséquent l'aiguille, de presser sur la délente jusqu'à ce que la téle de gâchette soit descendue suffisamment pour dégager le talon du porte-aiguille. La pointe de l'aiguille v ieut frapper l'amorce après avoir traversé toute la profondeur du cylindre, à poudre de la cartouche.

L'obturation est assez imparfaite dans cette arme, mais les inconvénients de ce défaut sont peu considérables. Le profil de pénétration du tonnerre mobile dans le canon est tel en effet que les cracheincnls, se produisant en avant, ne peuvent occasionner de grande gène au tireur.

Le poids total de celle arme est un peu fort» aussi Lien que celui des munitions.

FUSIL CH4SSEP0T (Ftuitt).

Manœuvre du mécanisme. — Le coup parti, on appuie sur la téle quadrillée du chien pour dégager la pièce d'arrêt g de la rainure de départ du cylindre. Dans celle action, le ressorti boudin se tend, et le plan incliné de la noix E fixée sur le chien fait baisser la tète de la gâchette jusqu'à ce qu'il l'ait dépassée. A cet instant cette tète île gâchette se relève et vient s'opposer à la détente du ressort à boudin.

On relève verticalement le levier I pour imprimer un

mouvement de rotation au cylindre mobile, les autres parties du mécanisme restant immobiles. La pièce d'arrêt g se trouve alors en face du cran de t'arme creusé sur le

cylindre C. Toute la partie mobile représentée à la figure 4 peut alors èlre ramenée en arrière, la coulisse ménagée dans la boite de culasse permettant un libre passage nu

l'U&lL CIIAbSlii'OT. — Coupe suivant l'axe du canon. {Le coup pi-et à partir.)

Vue de l'arme, t,. , oup par ij

Vue d'ensemble des parties mobiles.

Vue ùc l'arme, la culasse ouverte pour l'introduction de la cartouche. AA Boile dft culasse. — B, Canon. — O. Cylindre mobile. — D. Cliien. — E. Noix. — P. Cachette et son ressort. — G. Détente. — 1. Levier. — t Porteai'iiilli! — o'. Bouchon. — ». ïtile mobile. — c. Chambre ardente. — d. Aiguille. — e. Koudelle en caoutchouc, — f- Coude du chien. — g. fièce d'an et. — m? Keiilort du cylindre. — ». Galet du chien.

renfort m du levier de manœuvre. L'entrée du canon est dégagée et permet d'y introduire la cartouche.

La cartouche placée, toute la partie mobile (fig. 4) est ramonée en avant. Lu tète mobile en amure da laquelle

se maintient la pointe de l'aiguille pousse dans l'intérieur du canon la cartouche jusqu'à son emplacement normal. En mémo lomps le cran de la noix vjont buter contre la tète de la gâchette.

Pour armer, il suffit de rabattre le levier à droite dans la position horizontale, ce qui replace la rainure du départ en face de la pièce d'arrêt g.

Pour faire feu, il suffit d'appuyer sur la détente G. Celle-ci ayant même articulation que la gâchette, en fait Laisser la tête, ce qui dégage le cran de la noix, qui faisait seul obstacle à la détente du ressort et par conséquent au départ de l'aiguille.

Celte arme est remarquable au point de vue de la justesse et de la portée. Elle présente aussi quelques imperfections, dont voici les principales : L'obturation est incomplète; la cartouche est de trop difficile conservation en campagne; les ratés sont fréquents au commencement

du tir, parce que la cartouche glisse trop librement sous le choc de l'aiguille ; enfin les départs accidentels arrivent assp.z fréquemment. On se préoccupe de remédier à ces défauts, mais la question est complexe et la difficulté est peut-être plus grande qu'on ne croirait de trouver une solution satu-faisante de lous points *.

FUSIL BERDAN (Rusbik).

Comme il est facile de s'en convaincre à l'inspection de la figure, ce fusil est un dérivé du fusil Dreyse.

Manœuvre. — Le coup parti, on fait tourner le tonnerre mobile en ramenant le levier verticalement. Le chien ne peut participer à ce mouvement, étant maintenu par la

FLSIL BGI1DA3. — A. Tonnerre mobile. — B. Boite de culasse- — C. Chien. — D. Perçu Le u r. — E. Canon. - P. Pièce «J'arr t. ~ G. Bouchon. — IL Tire» cartouche. — I. Levier du tonnerre mobile*— o. Ejccleur. — 6. Cachette. — c. Détente. — t. hessort «Je l'éjeetcur. — f flessoitiie gâchette.

fente longitudinale de la boite de culasse que le dessin ne pouvait représenter. La pièce d'arrêt g suit l'un des côtés d'une rainure quadrangulaire qu'elle ne quitte jamais. On ramène alors en arrière toute la partie mobile pour découvrir la tranche du canon et y introduire la cartouche Pendant ce mouvement en arrière, le tire-cartouche et l'éjeetcur ont amené l'expulsion du culot de la cartouche brûlée.

Aussitôt la nouvelle cartouche en place, toute la partie mobile est ramenée eu avant par un mouvement inverse au précédent et le levier rabattu à droite pour assurer la fermeture.

Pour armer, on tire en arrière le bouton du chien, ce qui a pour effet de bander le ressort à boudin du percuteur. Le bec de la gâchette -vient alors s'engager dans le cran du départ tracé sur le profil inférieur du chien faisant noix.

Pour faire feu, presser sur la détente jusqu'à ce que le bec de la gâchette soit dégagé du cran du départ.

FUSIL BEAUMO.NT (Hollande).

Dérivé des fusils Dreyse et Chassepot, cette arme présente avec eux quelques différences assez saillantes.

Au lieu du ressort à boudin de ces deux modèles, nous remarquons un ressort à deux branches H, contenu dans le levier du tonnerre mobile et dont la plus grande branche exerce sa pression sur un renfort du percuteur.

Le chien porte en dessous de son renfort antérieur et joignant la tige du percuteur un coin hélicoïdal qui vient au départ du coup se loger dans une, encoche correspondante du cylindre mobile. La rotation imprimée au tonnerre mobile amène une pression des surfaces hélicoïdales l'une contre l'autre, et par suite le recul on arrière du chien et du percuteur de la quantité nécessaire pour bander le

ressort II. Toute la partie mobile est ensuite ramenée en arrière pour pouvoir enlever le culot de la cartouche brûlée et introduire une nouvelle cartouche dans le canon. Ceci fait, on ramène celte même partie mobile en avant jusqu'à

FCSIL BEAUMONT. - A. Cylindre ou tonnerre mobile. — A. Levier du tonnelle mobile. — B. Têic mobile. -- C. Percuteur. — O. Chien. — E. Iloitc de culasse. — F. Gâchette; f, son ressort. —G. Détente. — II. Ressort du tonnerre mobile. — a. Extracteur. — b. Cm» n rampe, hélicoïdale.

ce que le talon inférieur du chien vienne buter contre le plan vertical de la gàchelte qui s'oppose à son départ. On peut alors ramener le levier à droite et fermer ainsi le mécanisme, ce qui a lieu au moment même où le coin se trouve vis-à-vis l'encoche du tonnerre mobile. Une pression sur la dé lente suffit à faire partir le

COUp. EUGKWB GULLLBMI."!.

— La suite prochainement- —

1 Nous avons dit plus haut que le chassepot est en voie do transformation.

CHRONIQUE

Un fioliilo a Toulon. — >*ous avons été témoins, lo 27 juillet, de l'apparition d'un magnifique Loliile qui a traversé lo ciel avec une grande lenteur. Plusieurs personnes l'ont observé avec nous dans notre jardin, dont les arbres nous masquaient malheureusement une partie de l'horizon, à l'ouest. .Nous avons aperçu le météore dans la constellation du Scorpion, près d'Antarès. Sa trajectoire était inclinée sur l'horizon de- 35' environ. Son diamètre paraissait égal à quatre fuis celui de Vénus, qne nous venions de regarder, et son ée'at, malgré le voisinage de la Jimc, presque (tleine, égal à l'éclat de celle planète. Sa couleur était irisée, avec prédominance d'un bleu très-pur, et sa forme présentait l'image d'un calice de Heur évase', derrière lequel se déployait une traînée étincelanle. Après avoir passé à mi-distance de la lune à la nier, le bolide diminua progressivement do dimension, rt disparut à l'horizon derrière une large bande de brume, en prenant la couleur rouge. E. Mahgolli-:.

Les expérîciit'cs aéronautiques militaires a Woolwîoh. — Samedi 25 juillet, a eu lieu à l'arsenal do Woohvichunc expérience de navigation aérienne à l'aide de l'aérostat la Ville-de-New-York, cubant 2,000 mètres. L'appareil, inventé par 51. Bowdler, consistait dans une hélice aérienne, destinée h imprimer à l'aérostat un mouvement de translation. Celte hélice, en zinc, était attachée à un cadre en fer, et sa vitesse angulaire était augmentée par des roues d'angle. Le diamèlre de l'hélice était de trois pieds et on comptait lui imprimer une vitesse de 12 à 14 tours par seconde. Elle était mise en mouvement par l'inventeur et un sapeur du génie. Mais elle n'a pro luit aucun effet de translation appréciable, ce qui devait cire prévu, le ballon rond offrant une trop grande résistance. Hais un autre fait assez important a été constaté : le ballon s'est mis à tourner autour de son axe tantôt dans un sens tantôt dans un autre, suivant le sens dans lequel on inclinait le gouvernail, ce qui indique qu'il y avait une petite vitesse différentielle.

M. Bowdler avait en outre disposé une hélice horizontale, pour faire mouvoir le ballon dans le sens de la verticale. Le ballon ayant été assujetti par le guide-rope et mis en équilibre par M. Coxwell, qui assistait le major Beaumont dans la direction des expériences, le ballon garda imperturbablement son niveau primitif.

Heureusement quelqu'un fit remarquer que peut-être on s'était trompé dans le sens de la rotation, et l'on fit touriierl'hélicc dans la direction opposée. Aussitôt le ballon se mit à monter. 11 retombait vers la terre aussitôt que l'on discontinuait ce mouvement. M. le major Beaumont, qui dirigeait les expériences, est le président du comité des ballons établi par le ministère anglais. Ce savant officier a fait de nombreuses ascensions avec M. Coxwell.

A l'issue des expériences le ballon a pris son vol, et l'ascension s'est terminée après un voyage à 3,000 mètres, dans lequel les voyageurs ont joui d'un coup d'œil magnifique, l-a descente a en lieu dans les environs de Londres, à 7 heures du soir.

La fabrication du papier. — Il résulte de documents récemment publiés qu'il existerait, tant en Europe qu'en Amérique, 3,!)G0 fabriques de papier employant 80,000 hommes et 180,000 femmes sans compter 100,000 personnes «'occupant exclusivement du commerce des chiffons. De ces fabriques sortiraient annuellement 1,809 mil-

lions de livres de papier (810,477 tonnes), dont moitié affectée à l'impression, un sixième à l'écriture, et les deux sixièmes restant à l'empaquetage et autres destinations. Les Etals-Unis , ajoule le Journal of Society of Arts qui fournit ces curieux documents passent pour produire chaque année '200,000 tonnes de papier; ce qui pour une population de 28,000,000 d'âmes met la consommation annuelle par tête à 11» livres (7 kil. 23). Voici quelle serait en kilogrammes la consommation moyenne par léte dans les principaux États de l'Europe, pendant une année.

Angleterre .... 5,20 Iiulic. .

Allemagne .... 3, 00 Espagne France. ..... 5,15 llussie .

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