‹ La Nature 1875 S1Chapitre 181 sur 224 · DIAGRAMME · texte numérisé non relu

DIAGRAMME

DE l’ascension Dl' « ZÉNITH. ))

On voit, par le diagramme ci-dessous, que le Zenith a décrit, dans l’espace, une sorte de J1 gigantesque de 8,6(10 mètres de hauteur. Nous appellerons l’atlciitiou du lecteur sur les cirrhus que nous avons observés, et dont la présence offre un in- •érct tout particulier, puisque l’atmoqdière, à la sur-

I face du sol, paraissait absolument limpide, et que le l ciel n’a pas cessé d'èlre bleu et clair. L’air était certainement rempli de paillettes de glaces, extrêmement ténues, dont rien ne faisait soupçonner la présence dans les bas-fonds île l’atmosphère. Mais dans la nacelle de l’aérostat, ils étaient mis eu évidence d’une façon remarquable. A 2,500 mètres, nous i distinguions une bruiuc translucide, une buée légèrement opaline, qui nous a caché aux observateurs | terrestres, quelque temps après le départ. A A, 500

Diagramme de l'asceu.-iou, ù grande nauttur, du avni 187a

mètres des cirrhus très-légers se sont montrés à l’horizon, tout autour de l’aérostat. Mais c’est à 7,000 mètres et au delà que le spectacle de l’atmosphère offrait le plus d’intérêt. Le Zenith planait au-dessus d’un véritable cirque do’cirrhus, qui prenaient l'aspect de massifs de neige; ces nuages avaient la ! iorrne de longs filaments étirés, à la surface desquels on entrevoyait comme des boursouflures et des mamelons, parfaitement lisses et unis. Au-dessous delà nacelle ou distinguait encore la terre, mais on n’eu voyait qu’une faible surface, qui semble être la base d’un cylindre immense, limite intérieurement par la buée et les cirrhus supérieurs.

Notre diagramme indique les décroissances de

température jusqu’à 7, A50 mètres ; il fait voir que notre ascension n’a pas été d’une vit.csse exagérée, puisque l’altitude de 8,000 mètres n’a été atteinte ipie deux heures environ après le départ. La partie ponctuée de la courbe représente la deuxième phase de l’ascension. 11 est probable qu’elle ne s’éloigne pas beaucoup du tracé véritable. C’est pendant cette partie du voyage que Crocé-Spinelli et Sivel ont perdu la vie, au milieu de ces déserts glacés des hautes régions atmosphériques ! Gaston Tissandieii.

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