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I.es phénomènes se succèdent donc

hulure de ce tlacon porte un tube droit

au moment où la vie s’éveille dans la

assez résistant pour être rempli de mercure; tout I graine dans l’ordre suivant?

l’appareil ainsi disposé est descendu dans un grand 1" Passage de l’oxygène atmosphérique au travers vase rempli d’eau, ainsi que le montre la ligure 2; des enveloppes île la graine ramollie par l’eau l’eau pénètre par le tube supérieur et arrive jusqu’au 2° Condensation des gaz dans les tissus de la graine,

testa, mais l’eflet de ramollissement dont nous avons 3° Combustion lente des produits contenus dans

parlé n'est pas instantané, et, si on verse du mer- ccs tissus; production des nouvelles matières desticure par le tube G, on voit celui-ci pénétrer dans nées à former les jeunes organes.

Pair du flacon, le comprimer et enfin rester sou- C’est le second point, très-important on le voit, tenu dans le tube jusqu’à sa partie supérieure puisque d’après nous c’est la cause même de la ger-

sans qu’il passe une seule bulle de gaz au tra- mi nation qu’il s’agissait de démontrer expérimenta-

vers du testa; le tube K reste rempli d’eau, et nous avons ainsi la preuve qu’un testa sec ou très-récemment mouillé est complètement imperméable aux gaz. Après deux ou trois jours il n'en est plus ainsi: on voit d'abord un mince filet gazeux s’échapper du bouchon; il augmente, et l’éprouvette se remplit peu à peu, d’abord avec une extrême lenteur, puis souvent beaucoup plus vite quand le testa est complètement ramolli. Dans un cours, il est bon de disposer deux appareils semblables : dans l'un des bouchons de caoutchouc on introduit un testa complètement sec, tandis que dans l’autre, au contraire, on ren-

iement au lieu de laisser l’auditoire devant de froids résultats d’analyse; on y réussit par une disposition très-simple (fig. 3) : on ajuste à une éprouvette à pied ordinaire sans bec, un bouchon muni d’un tube recourbé en manomètre; dans l’éprouvette ou place des graines de cresson alénois jusqu’au quart de la hauteur, la veille du cours si on agit au printemps, quelques heures seulement avant le moment de l’expérience si on opère pendant les chaleurs de l’été : on mouille les graines avec une quantité d’eau suffisante pour qu’elles soient bien imprégnées ; en fait couler de l’eau dans le manomètre, et ou eulonco

doucement le bouchon [jour que le niveau du liquide soit le même dans les deux branches.

Quelques heures après que l’expérience a été dis- J posée, on voit le liquide

monter dans la branche du G W

manomètre ajusté au bouchon : cet effet se continue pendant plusieurs heures, et il n’est pas rare de voir tout le liquide réuni dans cette branche du tube donner passage bientôt à quelques bulles de gaz qui vient remplacer celui qui a été condensé dans les graines.

L’expérience est, comme on le voit, facile à répéter et très-démonstrative.

Si on laisse l’appareil ainsi disposé pendant quelques jours, on ne tarde pas à observer un phénomène inverse du précédent: trois ou quatre jours après que les graines ont été ainsi confinées, elles ont absorbé tout l’oxygène qui était à leur disposition dans l’éprouvette , sans en laisser une trace, mais cependant l’émission d’acide carbonique se continue, l'eau est repoussée dans la branche qu’elle avait d’abord quittée; du gaz se dégage, et, en immergeant tout l’appareil dans un grand vase rempli d’eau, on peut rccucilbr le gaz; c’est un mélange d'acide carbonique et d’azote ; l’hydrogène qu’on observe quelquefois n’apparaît, qu’après une quinzaine de jours. Si on veut seulement montrer la présence de l’acide carbonique, on devra, au lieu de recueillir le gaz, le faire passer au travers l’eau de baryte, et on verra apparaître le précipité blanc qui accuse la présence de l’acide carbonique.

On comprend qu’en disposant doux appareils semblables, renlermant des graines en contact avec l’eau depuis un temps plus ou moins long, il soit facile de montrer dans un amphithéâtre l'absorption du gaz qui a lieu au commencement de la germination et le dégagement du gaz carbonique qui lui succède.

Il est évident au reste que nous indiquons seulement ici des expériences de démonstration, et que nous ne cherchons pas à décrire des operations régu-

lièrement installées, qui permettent de constater rigoureusement les modifications que font subir les graines à l’atmosphère dans laquelle elles séjournent.

Les deux seules conditions nécessaires pour qu’une graine germe, c’est qu’elle trouve de l’humidité et de l’air; nous pouvons le démontrer encore par une expérience très-simple qui est répétée depuis bien longtemps dans des circonstances variées : on répand sur la surface d’un vase poreux, tel qu’un alcarazas, une graine un peu mucilagineuse et qui germe rapidement, le cresson alénois par exemple; l’humidité qui suinte au travers du vase poreux suffit pour ramollir la graine qui germe ; de petites tiges vertes ne tardent pas à se développer, et, après quelques jours , le vase est complètement couvert de verdure.

Cette disposition est excellente pour montrer que la matière verte ne se développe que sous l’influence de la lumière : si on enferme le vase couvert du graines dans une armoire obscure, la germination aura lieu tout comme à la lumière, mais les plantes développées seront complètement jaunes, elles ne verdiront qu'autant qu’on les tirera de leur sombre retraite pour les exposer à la lumière du jour.

La facilité avec laquelle on fait germer les graines sur une surface humide est utilisée dans les pays froids où les yeux restent longtemps privés de l’aspect de la verdure. On m’a assuré qu’en Russie on avait souvent dans les appartements, des toiles grossières complètement recouvertes de gazon; la toile humide est ensemencée, les graines y germent, et leurs jeunes pousses forment, après quelques jours, un véritable tapis vert, qui ne larde pas au reste à se faner, car la petite plante fixée sur une surface stérile ne peut vivre que des matériaux accumulés dans sa graine, et ceux-ci 11e tardent pas à s épuiser. P. P. Deiiéraix.

Fig. 2. — Appareil disposé pour montrer le passage des gaz au travers du testa, ramolli par l’eau.

Fig. 3. — Appareil destiné à montrer la condensation des gaz dans la graine, au commencement de la germination.

CHRONIQUE

Le pillage de la terre. — Depuis le jour où Colliert a dit : « La France périra faute de bois, » la destruction des forêts s'est toujours poursuivie avec un acharnement aveugle. Mais ce n’est pas seulement en France et en j Europe que l’homme se livre à la dévastation. La destruc- ! tion constante et désordonnée des forêts de l'Amérique du Nord conduit à une situation qui, aux États-Unis, cause une i véritable alarme. Dans toute celle contrée, il ne reste plus I qu'un seul espace réellement vaste portant des grandes lulaics. 11 comprend la moitié du territoire de Washington i et le tiers de l’Orégon. La Californie a peut-être maintenant 500,000 acres de forêt, dont la moitié a été coupée depuis deux ou trois années. La richesse des États-Unis en érables, en châtaigniers, en noyers, est littéralement perdue et une grande partie a été follement détruite. Le Wisconsin avait une magnifique végétation forestière, maison Fa fait disparaître avec une incroyable rapidité. Un billion de pieds cubes de bois de charpente a été coupé en uneseule année. Il ne pas faut plus d’une ou deux périodes de dix ans pour épuiser complètement celle source de richesses.

Le Michigan et le Minnesota suivent les mêmes errements. | Dans le Wisconsin, 50,000 acres de bois de charpente sont abattus annuellement rien que pour approvisionner j les marchés du Kansas et du Nebraska. Les forêts du Saginaw sont à peu près détruites, et si le Northern Pacific railway se termine, il livrera à la hache des colons la seule ceinture forestière de l’Orégon et du territoire de Washington. Les chemins de fer ont été les grands destructeurs des forêts américaines. La quantité de bois qu’ils absorbent équivaut au déboisement do 150,000 acres I annuellement. Les clôtures consomment aussi beaucoup de bois. L’horrible destruction d’arbres brûlés uniquement pour mettre la terre en culture a causé des pertes énormes.

De 1800 à 1870, 12 millions d’acres de forêts ont été ainsi rasées. Le chauffage amène aussi le déboisement dans de grandes proportions; il a fallu 1 0,000 acres pour approvisionner Chicago pendant une seule année, 1871. : Par toutes ces causes, la destruction annuelle des forêts n’est pas moindre de 8 millions d’acres, et on n’en replante par an que 10,000 acres!

I.e suicide d'un scor|don. — Le fait suivant qui a été communiqué au journal anglais A lature, nous paraît offrir un intérêt particulier, après les renseignements que j nous avons publiés sur le scorpion, au sujet des observations de M. le docteur Jousset de Bellesine. « Un matin, dit un voyageur dans les Indes, M. G. Bidié, un de mes serviteurs ' m’apporta un très-grand spécimen du scorpion noir de 1 l’Inde du Sud. Ce scorpion ayant prolongé trop longtemps sa promenade nocturne, s'était probablement égaré et n’avait pas su retrouver au point du jour le chemin de sa demeure. Pourconserver cet animal, on l’enferma dans une boîte entomologique vitrée. Ayant quelques moments de loisir dans l’après-midi, je voulus voir comment allait mon prisonnier, et pour mieux l’observer, je lis placer la boite 1 devant une fenêtre exposée aux rayons du soleil. La lumière et la chaleur semblèrent l’irriter visiblement, cl ceci me rappela les histoires que j’avais lues quelque part où l'on racontait que les scorpions, entourés de feu, se donnaient la mort. J’hésitai d’abord â contraindre mon prisonnier h recourir à ce cruel expédient, mais la curiosité l’emporta, et prenant une lentille ordinaire, je condensai les rayons solaires sur son dos. Au moment où l'effet se produisit, le scorpion commença à courir dans la caisse en

sifflant et en crachant d’une manière furibonde. Je recommençai à plusieurs reprises différentes en produisant toujours le même résultat, et à la fin le scorpion releva sa queue, aussi vite qu’un éclair, et enfonça son dard dans son propre dos. L’effet de la blessure fut immédiat, et un ami qui était auprès de moi s'écria ; « Regardez, il s’est piqué lui-même, il est mort. » Et certainement la vie s’était éteinte en moins d'une demi-minute, J’écris ce simple fait pour montrer que les animaux peuvent se suicider et que le poison de certains animaux peut les faire mourir eux-mêmes. »

Origine «les navires cuirassés. — L'invention des cuirasses en fer destinées à protéger les navires, dit le journal bon est bien plus ancienne qu’on ne le pense généralement. Au douzième siècle les Normands recouvrirent leurs vaisseaux d’une enveloppe de fer qui s’étendait depuis laligne de flottaison et se terminait à l’avant en forme de bélier. Déjà auparavant ils avaient imaginé de protéger les navires de guerre avec dos boucliers en fer. En 1554 Pierre d'Aragon ordonna de cuirasser ses navires afin de les protéger contre l’atteinte des traits incendiaires, alors fort en usage. A la bataille de Lépanle plusieurs vaisseaux avaient leurs batteries protégées par de forles armures de fer. Pendant les deux siècles qui suivirent, aucun progrès n’eut lieu dans ce sens; mais en 1782, pendant le siège de Gibraltar, plusieurs navires cuirassés furent construits sur un modèle qui est encore suivi de nos jours. Ces navires avaient une cuirasse de bois durci; puis dessus celle-ci, un blindage en fer ; la seule différence entre eux et les navires de construction récente, c’est que la cuirasse de bois durci et le blindage étaient séparés par une sorte de matelas de peaux. Ces bâtiments résistèrent, parait-il, fort longtemps au feu des forts, mais finirent cependant par être coulés à fond par les buulets rouges de l’ennemi.

BIBLIOGRAPHIE

Almanach clc l'Agriculture pour 1875, par J. Bariial. —

Paris, G. Masson. — 9“ année.

Voici venir la saison des almanachs, c’est-à-dire le moment où nous allons tous compter une année de plus. Le savant directeur du Journal de l'Agriculture vient de publier son almanach pour 1875 ; c'est un charmant volume rempli de jolies illustrations, de faits instructifs et de recommandations utiles.

Simples discours sur la terre et sur l'homme , par

M. Félix Dément. 1 vol. in— 18, Paris, Didier elC is , 1875.

Ce livre est la réunion des conférences scientifiques faites par l’auteur qui joint au don de la parole, celui d’un style élégant et clair. Les évolutions du globe, les mouvements de l'Océan et de l’atmosphère, la force Vitale, sont les principales questions que M. Dément pas en revue. Cet ouvrage intéressant, a été couronné par l’A adéinie française.

I Histoire’ des mathématiques, par Fkhmnaxd IIoefer, 1 vol.

in— 1 8. Paris, Hachette et C io , 1874.

Il est inutile de faire l’éloge de M. Uocfer, ce savant consciencieux et infatigable, qui a consacré de longues années à nous représenter le tableau des progrès de l’intelligence. M. Hoefer s’est donné la mission d’écrire l’histoire de la science, et le livre qu’il vient de terminer sur l ’ Histoire des malhématiques, continue dignement ses de-

vnnciers. L’œuvre de cet historien des conquêtes de l’esprit, nous parait olfrir une importance capitale. Il ne suffit pas, en elfel, de connaître les derniers résultats Je la science, il est utile de voir les efforts qu’il a fallu faire pour les obtenir. Quel plus grand exemple que celui des inventeurs aux prises avec l'inconnu ! Quel plus magnifique tableau que celui de la persévérance infatigable de l’homme qui apporte aux sociétés une découverte nouvelle ! M. lloeier a les qualités propres à mettre en relief ces exemples et à peindre ces tableaux; on ne saurait trop le féliciter de l’oeuvre qu’il exécute avec urvvéritable talent d’historien de savant et d’écrivain. Lisez les livres de M. Iloefer, et vous verrez que l’histoire du progrès scientifique, n’a pas moins d’attraits que celle des guerres et des conquêtes ; mais elle a le privilège de ne laisser dans l’esprit ni amertume ni désillusion.

La terre cl le récit biblique de la création, par B. Pozzv.

1 vol. iu-8% illustré de 150 figures sur bois. Paris,

Hachette et C’’, 187-4.

La première partie de cet ouvrage traite de l’histoire de la terre, d’après la science ; elle compren 1 un intéressant résumé de géologie et de paléontologie que de nombreuses gravures accompagnent. Dans la deuxième partie du livre, l’auteur reprend chaque verset de la bible sur l’histoire de la création, et il s’efforce de démontrer que ce récit se concilie pleinement avec la science.

ACADÉMIE DES SCIENCES

Séance, du 30 novembre 187t. — Présidence de SI. F/iémy.

Beaux- aria fossiles. — Continuant les intéressantes recherches dont nous avons déjà entretenu nos lecteurs, M. Pictte annonce de nouvelles découvertes, dans les cavernes du Midi, d’instruments de musique datant de l’âge du Benne. La conséquence à laquelle conduit l’étude de ces trouvailles est, qu’à cette époque atitéhistoriquc, la flûte de Pan, bien plus vieille par conséquent que le dieu du même nom, était déjà connue.

Avis aux dégraisseurs. — L’avis consiste à se méfier de la benzine, et c’est à l’occasion de l’incendie dont nous parlions la dernière fois qu’il est donné. On se rappelle qu’en frottant des étoffes dans la benzine, des ouvriers prétendaient en avoir déterminé l’inflammation, et nous avons même enregistré la prudente réserve de JL Balard. Il paraît que cette prudente réserve était exagérée, et que le fait est parfaitement authentique. M. Dumas, qui a fait à cet égard une véritable enquête, met sous les yeux de l’Académie un échantillon de l’étoffe coupable ; c’est un cachemire en poil de chèvre. On le faisait entrer dans la benzine par longueur de six mètres, puis on l’y frottait avec les mains : à chaque fois que l’étoffe sortait du bain, on ressentait un picotement tout particulier à la figure el aux mains : à la dernière fois des étincelles seraient parties qui auraient déterminé l’inflammation. 11 y a réellement là, suivant l’expression du secrétaire perpétuel, un danger nouveau dont la cause nous échappe encore, mais qui doit, dès maintenant, être pris en très-sérieuse considération.

Histoire de la science. — Un ancien membre de l’Académie, J. B. Huzard, mort en 1 850 , a réuni, sons forme de supplément aux mémoires de l’Institut, un grand nom bre de renseignements relatifs aux savants que l’Académie acomptes dans son sein. Gu sont les travaux du ces savants,

avant leur admission, des fac-s mile de tous genres, des lettres autographes, des particularités historiques, des por- ; traits, etc. La collection formant 280 volumes in-8°, représente plus de 10,000 pages avec 1,600 planches, 1,200 ; lettres et 572 portraits. A la mort de son créateur, elle : fut acquise par M. Bonnafous, qui en fit don au petit-fils , même de Huzard. Celui-ci, mort avant l’âge, avait entrepris un index destiné à faciliter les recherches dans l’immense monument. Aujourd'hui sa mère fait hommage à l’Académie de la précieuse collection qui sera déposée à la bibliothèque. Elle comprend tout le temps écoulé de 1099 à 1848.

Le phylloxéra en Suisse. — Le phylloxéra empêche les vignerons de dormir; ceux de Lausanne s’en sont fait un véritable cauchemar au point que tout épargnés qu’ils - soient par le fléau, ils s’en regardent cependant comme les victimes; ils ajoutent que l’insecte ravage leurs vignobles depuis 1808. Cependant il paraissait étrange que I celui-ci, d’habitude si actif à se répandre, fût resté six an- I nées cantonné dans un petit coin de la Suisse. On examina de très-près la vigne malade et l'on reconnut que le phylloxéra n’y existe pas et n’y a jamais existé : un petit chatn- I pignon qui s’attaque aux racines et les fait pourrir est l’au- | teur de tout le mal.

Par exemple on est moins heureux à Genève. Le phylloxéra y est réellement et l’on s'étonnait (à bien bon droit) qu’il ait pu arriver de Lyon (point le plus voisin où il soit constaté) sans avoir infesté les localités intermédiaires. Or, en examinant les localités ravagées, M. Forci et JL Cornu trouvèrent que le mal irradiait d'un centre unique . ce centre ce sont des serres où M. de Rothschild fait, depuis quelque temps, cultiver des vignes américaines. L’insecte n’est donc pas venu en Suisse sur l’aile du vent, mais tout simplement dans des ballots, dont les chemins de fer ont reçu le prix de transport, et cela confirme, pour le dire en passant, l’origine qu’on attribue au phylloxéra français lui-même. Inutile d’ajouter que. l’autorité fédérale a mis les vignes cl les serres sous le séquestre et que toutes les mesures sont prises pour éteindre le fléau sur place.

Siamslas Meunier.

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