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LES ANATIFES

Les Anatifes, dont notre gravure donne l’aspect, appartiennent aux étranges animaux de la mer qui, suivant l’expression de Michelet, « se parent d'un étrange luxe botanique, des livrées splendides d’une flore excentrique et luxuriante. Vous voyez à peitc de vue des fleurs, des plantes et des arbustes; vous les jugez tels aux formes, aux couleurs. Et ces plantes ont des mouvements, ccs arbustes sont irritables, ces fleurs frémissent d'une sensibilité naissante, où va poindre la volonté. »

Les Anatifes peuvent être rangés parmi les plus curieux et les plus singuliers habitants de l’Océan.

« Ces animaux, dit Moquin-Tandon, ont une physionomie sui generia. Ils sont enfermés dans une sorte de mitre calcaire comprimée, composée de cinq pièces, deux de chaque côté, et la cinquième sur le bord dorsal. Celte mitre est portée par un pédicule très-gros, qui la fixe à quelque corps solide ; pédicule ridé transversalement, tubuleux, flexible, opaque et brunâtre vers le haut, demi-transparent et couleur de chair à sa partie inférieure. La fixation d’un animal est un indice d’infériorité organique: car la faculté de se mouvoir volontairement constitue un des grands attributs de la sensibilité. Dès qu’un être vivant est capable d’éprouver des sympathies et des antipathies, il faut nécessairement qu’il puisse se porter vers les objets qui lui conviennent et s’éloigner de ceux qui lui déplaisent. Un arbre, qui est insensible, ne se meut pas. Un oiseau, qui

la marée dépose sur le rivage. L’Anatife est protégé par un étui calcaire qui s’ouvre, et d’où s’échappent des bras ou des cirres, généralement au nombre de douze, disposés eu nombre égal, sur deux rangées. Ces bras « sont formés de petites articulations garnies de cils, et souvent plumeux. Dans l’état de repos, ils s’enroulent comme de jeunes feuilles de fougères ou comme lu crosse d’un évêque. Quand l’animal veut s’en servir, il les déploie et les allonge. »

Les cirres de l’Anutife ne sont pas souvent en repos ; ils sortent et rentrent successivement, ils battent l’eau avec une grande vitesse, balayentetre. ueillent tous les animalcules, tous les aliments qu’ils rencontrent, puis ils les poussent dans la bouche auprès de laquelle ils se trouvent.

Les deux sexes, chez les Cirripcdes, sont associés dans le même individu,

sent, est locomolile. Aussi, pour le dire en passant, l’invention des Hamadryades de la fable était une combinaison tout à fait déraisonnable, nous allions dire absurde. La Providence ne pou \ ait pas créer des êtres animés sensibles comme des femmes, et enracinés comme des arbres :

c’eût été le comble de la barbarie (de Candolle). »

O’apiès ce] qui précède, puisque les Anatifes ne peuvent pas se mouvoir, on pourrait en conclure qu’ils sont d’une structure simple et rudimentaire. I) n’en est rien cependant.

Les naturalistes qui les ont

Anatifes lisses (Avati/a lœvts , Lamarck)

et les nouveaux-nés , an sortir de l'œuf , peuvent nager librement, se mouvoir avec agilité, se transporter au loin, à l’aide d; nageoires mobiles , que guide un gros œil, placé au milieu du front. Ces organes disparaissent chez l’adulte, qui bientôt pourvu du pédicule , sc fixe comme ses ancêtres.

Celte anomalie singulière a été signalée par Erhenberg, chez les Ettdorines, où les petits sont munis d’un œil rouge, qui manque complètement chez la mère et que l’adulte devra perdre.

La constitution del’Ana-

ctudiés , les considèrent

tife , son mode de repro-

aujourd’ hui, comme très-élevés parmi les invertébrés. Ils en ont formé une classe spéciale , les Cirripèdes, que Thompson etBurmeister ont placée parmi les Articulés. Ce seraient en quelque sorte des Crustacés sédentaires, intermédiaires entre les Annélideset les Crustacés. Est-il nécessaire d’ajouter que ces classifications tout artificielles doivent être considérées comme un rangement méthodique opéré

duction oui été longtemps ignorés; cet animal bizarre a donné lieu à des histoires vraiment extravagantes. Croirait-on que quelques naturalistes anciens ont vu dans l’analife une espèce A’ œuf pédicule qui aurait produit des oiseaux analogues au canard? Une telle croyance n’est pas tout à fait éteinte: certains pêcheurs vous diront encore que l’on entend parfois les cris du poussin qui va s’échapper de sa carapace

par l’esprit humain, pour mieux étudier les êtres vivants, mais que les découvertes nouvelles ou les études plus approfondies, viennent bien fréquemment bouleverser?

Si les Cirripèdes ne se déplacent pas, leur pédicule se meut cependant et porte l’animal, soit à droite, soit à gauche du point où il est fixé, par un mouvement lent, et très-certainement volontaire. C’est aux trônes d’arbre, que la mer emporte au milieu de ses Ilots, au rocher qu’elle baigne de ses eaux, que se fixe surtout l’Anatife. Ou le voit attaché souvent aussi aux débris des naufrages, aux épaves que

testacée ; d’autres vous raconteront même comment s’opère la naissance de l’oiseau. Les cirres mobiles de l’Anatife ont quelque ressemblance, quand elles sont étalées, avec des plumes; il a peut-être suffi, pour répandre cette fable grossière, d’un observateur ignorant qui les a pris pour l’aile d’un oiseau.

Bien d'autres croyances analogues sont encore h redresser au sujet du curieux inonde de la mer.

i.c Propriétaire-Gérant : 0. Tissashier.

CühbbiL. Tjp. et atér. Cnàrà.

cependant fort éloignée. A ce double titre elle mérite d'attirer l'attention des naturalistes, aussi doit-on s’étonner que M. A. -R. Wallace, qui a si puissamment contribué à nous faire connaître la faune de l’Océanie, ne fasse pas même mention de la Nouvelle- Calédonie dans son mémoire sur la disposition géographique des oiseaux, publié dans le journal V Ibis au mois d’octobre 1859. Il est vrai que la même année, un autre naturaliste anglais bien connu, G. -R. Gray, donnait dans les Proceedings de la société zoologique de Londres une liste comprenant les oiseaux découverts à la Nouvelle-Calédonie par Forster, l’un des compagnons du capitaine Cook, plus un

( Rhinochctus jubntu «.

La Nouvelle-Calédonie , comme la plupart des terres disséminées dans la partie méridionale de l’Océan pacifique, renferme un certain nombre d’espèces ornithologiques qui lui sont propres et qui sc font remarquer soit par la beauté de leurs couleurs, soit par la singularité de leurs formes, mais elle possède aussi plusieurs espèces qui la rattachent d’une manière assez intime à la Nouvelle-Zélande, à l'Australie, et même aux îles de la Sonde, dont elle est

Le nouveau Kagu tlu Jardin des Plantes. (D'après rature.)

certain nombre d’espèces nouvelles recueillies plus récemment dans le même pays cl dans les petites îles voisines, telles que l’ile Nu, l’île des Pins et les îles de Loyauté. Mais celte liste fort incomplète, n’était établie que sur les spécimens conservés au Musée Britannique ; elle se trouvait accompagnée d’une seule figure ; les descriptions, beaucoup trop concises, et les relations de la faune néo-calédonienne avec celles des autres régions, n’étaient pas suffisamment indiquées. Heureusement qu’à la même époque M. Saisset, alors commandant des forces navales françaises en Océanie, eut l’idée 'd’instituer une commisssion scientifique dont faisait partie M. le docteur Deplanche, chirurgien de la marine. Ce dernier recueillit un grand nombre d’oiseaux

3 iwiee. — • 1** semedr*.

qui furent soumis à l’examen de MM. J. Verreanx et 0. Des Murs, et permirent à ces deux naturalistes d’augmenter le catalogue de Gray de renseignements inédits sur les mœurs et le genre de vie des oiseaux de la Nouvelle-Calédonie, et de faire connaître' plusieurs types des plus intéressants. Parmi ceux-ci nous citerons surtout le Cyanoramphus Saisetti, petite perruche d’un vert-pré, à face et à calotte rouge, le Leptornis Aubryanus, bel oiseau de la famille des Melliphages dont le plumage est d’un noir uniforme et dont l’œil est entouré d’un espace dénudé, coloré en rouge vif, le Gallirallus Lafresnayus qui est un véritable Ocydrome analogue à ceux de la Nouvelle- Zélande, et enfin le Rhinochetus jubatus sur lequel nous nous proposons d’appelerplus spécialement l’ai-

lention de nos lecteurs. Cet oiseau, que les naturels du pays nomment Kat/u, rappelle au premier abord certains hérons par la longueur de ses pattes, par la coloration cendrée de son plumage, par la présence d’une crête à la partie postérieure de la tête, et par la nature des plumes du dos qui sont molles et décomposées; aussi S1M. Verreaux et Des Murs le placèrent-ils d’abord parmi les hérons, à la suite des espèces américaines qui constituent le genre Tiyrisoma ; mais plus tard, avant eu entre les mains un sternum do Rhinoclietus, ils reconnurent que la conformation particulière de cet os éloignait ce type nouveau de tous les hérons proprement dits, et le rapprochait, au contraire, de certains oiseaux de la famille des grues, et entre autres des Agamis ou oiseavx-lrompelt.es ( Psophia ). Ces vues ont été confirmées en partie pur un anatomiste anglais, M. Parker, qui a publié un mémoire important sur l’ostéologie du Kagu, et qui a reconnu les affinités ] zodogiques de cet oiseau non-seulement avec les Agamis, mais encore avec les Caurales. Les liens de parenté qui unissent ces derniers avec les Rliino chetus se traduisent du reste, comme cela arrive souvent chez les oiseaux, par une distribution analogue des couleurs, et les Caurales ont, comme les Kagus, les ailes variées de bandes brunes et blanches d’un effet agréable; c’est même cette disposition du plumage qui leur a valu le nom poétique de petits paons des roses.

La découverte de ce nouveau type ornithologique aussi curieux dans son genre que les Ocydromes de Ja Nouvelle-Zélande, excita puissamment l’intérêt des naturalistes, et se procurer des Kagus vivants devint l’une des grandes préoccupations des directeurs des jardins zoologiqoes. Le premier fut envoyé par M. G. Bennet et arriva heureusement en Angleterre le 22 avril 18G2; depuis lors le jardin zoologique de Londres, le jardin zoologique d’Amsterdam et le jardin d’acclimatation reçurent d’autres spécimens vivants de la même espèce ; mais tous 1 ceux qui étaient destinés au Jardin des Plantes moururent pendant la traversée soit par suite du froid qu’ils avaient éprouvé dans les parages du cap Uorn, soit plutôt parce qu’ils ne trouvaient pas à bord la nourriture à laquelle ils étaient accoutumés. On commençait à craindre que la ménagerie de notre grand établissement national ne restât longtemps encore privée de ce type curieux, lorsqu'on apprit que M. R. Germain, vétérinaire militaire, était appelé par les devoirs de son service à la Nouvelle- Galédonie. On put dès lors concevoir l’espérance que ce naturaliste qui pendant son séjour en Cochinchiue n’avait cessé d’enrichir nos collections, s’efforcerait avec le zèle qui le caractérise de combler celte lacune regrettable. Cet espoir n’a pas été déçu, et désormais le Jardin des Plantes n’a plus rien à envier aux établissements étrangers, car il a reçu danslespremiers jours de celte année une paire de Kagus en parfaite santé. En même temps M. Germain a envoyé au Muséum, debeaux pigeons vivants et entre autres cette

espèce à qui sa grande taille a valu le nom de Goliath , des crustacés et des poissons dans l’alcool, et un certain nombre de peaux de mammifères et d’oiseaux qui pourront être montées et qui figureront avec honneur dansnos galeries. M. Vignes, commandant de l’Alceste, a bien voulu se charger de ramener en Europe cette intéressante collection ; et non content de l’entourer des soins les plus minutieux, l’a augmentée de quelques oiseaux pris eu mer et de jolies perruches qui lui avaient été données lors de son départ de la Nouvelle-Calédonie. Pendant la traversée les Rhinochetus étaient placés, lorsque le temps le permettait, dans une volière faite avec des filets, et dans laquelle ils jouissaient d’une liberté relative; et pour les nourrir, M. Vignes avait eu soin de faire embarquer 5 à 4,000 bulimes que l’on parvint à conserver vivantes. Les Kagus pouvaient manger chaque jour une cinquantaine de ces mollusques, et ils dévoraient également avec avidité des intestins de poulet et de la viande de boucherie que l’on prenait d’abord la peine de couper eu lanières afin d’imiter les vers dont les oiseaux sont particulièrement friands. Mais on reconnut bientôt que c’était là une précaution inutile car les Kagus sont extrêmement voraces et depuis leur arrivée, ils se repaissent aussi volontiers de chair corrompue que de colimaçons et d’intestins de volailles. A la Nouvelle-Calédonie ils font une grande consommation d’une énorme sauterelle (7.0custa imper ialis) longue de 12 à 15 centimètres, et ils vont aussi chercher, parmi les détritus végétaux, sous l’écorce des vieux arbres déracinés, des larves et des nymphes de capricornes ; aussi les indigènes n’ont-ils pas beaucoup de peine à s’emparer, au moyen de collets convenablement disposés, de ces oiseaux dont la chair est délicieuse.

La robe du Kagu est, pendant la vie de l’animal, d’un gris bleuâtre très-doux et très-agréable à l’œil ; mais cette couleur se ternit rapidement après la mort et est remplacée sur les oiseaux conservés dans les collections par une teinte jaunâtre sale. Le bec assez long et légèrement recourbé, est d’un rouge très-vif de même que les pattes, et si dans les figures qui ont été données de cet oiseau ces parties ont été coloriées en jaune clair, c’est que l’artiste n’avait eu pour modèles que des oiseaux empaillés. Les tarses sont allonges, les pieds robustes et les doigts médiocres, mais armés d’ongles crochus. Les plumes du col ne sont pas très-fournies, mais en revanche celles de la partie postérieure de la fête sont extrêmement développées et forment en arrière une véritable huppe que l’oiseau peut redresser à son gré. La queue est peu développée, et les ailes sont courtes et arrondies ; les grandes pennes ou rémiges sont vermicellées de blanc à leur origine et jusqu’au tiersde leur longueur ; fasciées de noir et de brun chocolat dans leur portion médiane et ornées vers l’extrémité de bandes régulières et alternantes noires et blanches. Ce dessin, qui n’est bien visible que lorsque l’aile est étendue, est d’un fort bel effet et rappelle tout à fait, comme nous l’avons dit, celui des Gaurales.

Le sternum, par sa forme, nous annonce que les Kagus doivent voler assez mal ; et les ailes courtes et arrondies ne sauraient supporter bien longtemps le poids de leur corps qui est aussi gros que celui d’une poule, quoiqu’un peu plus effilé; aussi les Kagus comme les Ocydrornes et les Aptéryx sont-ils destinés à disparaître si l’homme 11e ies prend sous sa protection ; ils sont déjà devenus assez rares dans une grande partie de la Nouvelle-Calédonie, et l’on ne peut plus s’en procurer sans de grandes difficultés. Ces oiseaux qui paraissent très-farouches quand ils viennent d’ètre pris, s’apprivoisent du reste avec une grande facilité et M. Jules Garnier, l'auteur d’un intéressant voyage à la Nouvelle-Calédpnie, fait remarquer avec raison qu’on pourrait essayer de les introduire en Europe, où ils rendraient de grands services en détruisant les insectes dans les champs et dans les maisons. Dans leur pays natal on les voyait jadis s’approcher des ouvriers occupés aux travaux des champs afin de s’emparer des vers et des larves que la pioche faisait sortir de terre, et il est probable que chez nous ils s’habitueraient à suivre la charrue comme les corbeaux et les bergeronnettes. Mais pour les acclimater en France, il faudrait avoir soin de ne les exposer au froid que par degrés, car quelquesuns de ceux qu’on avait apportés à Sydney sont morts pendant l’hiver qui n’est cependant pas très-rigoureux dans cette partie de l’Australie. Aussi, lorsque le navire l'Alceste doubla le cap Ilorn, M. Vignes eutil des inquiétudes très-vives au sujet des oiseaux qu’il ramenait en Europe, car la température était très-basse et il y avait un pied de neige sur le pont; mais grâce aux couvertures dont on entoura leurs cages et aux brasiers qu’on alluma dans le voisinage, tous les volatiles furent préservés du froid et arrivèrent heureusement au Jardin des Plantes.

Les habitudes des Kagus sont jusqu’à un certain point intermédiaires entre celles des Hérons et celles des Râles ; quelquefois en effet les Kagus marchent posément, à la manière des Hérons et des Grues, mais d’autres fois, lorsque leur attention est éveillée par quelque proie, ils allongent la tète, amincissent le cou et s’avancent tantôt par mouvements brusques et saccadés, tantôt avec cette allure reptilienne qui caractérise les Râles. Comme ces derniers aussi, et comme les Ocydrornes, les Kagus paraissent avoir horreur du rouge, et M. le commandant Jouan raconte, daus sa iaune ornithologique de la Nouvelle- Calédonie, qu’à Nouméa ceux qu’on gardait dans les jardins y faisaient d’assez grands dégâts en lacérant toutes les fleurs qui se trouvaient à leur portée.

Les Kagus sont très-querelleurs et dans le jardin botanique de Sydney, ils attaquaient fréquemment les Ocydrornes et les Hérons de Nankin. Au jardin des Plantes ils ne s’inquiètent plus des Perroquets qui sont placés dans le même compartiment, et qui exécutent au-dessus de leur tête leur gymnastique habituelle, en poussant des cris discordants; mais le premier jour lorsqu’ils se trouvèrent subitement en présence des Aras et des Kakatoès qui ne les accueil-

lirent pas, il est vrai, sans de vives protestations, les Kagus se mettaient à chaque instant sur la défensive, hérissant leur crête et étendant alternativement leurs ailes en manière de bouclier. Ils exécutent la même manœuvre quand un chien vient à s'approcher. Ils peuvent, en s’aidant de leurs ailes, monter sur un perchoir peu élevé, mais ils dorment toujours à terre, debout, la tête sous l’aile ou enfoncée dans les épaules. Leur cri est tantôt une sorte de grognement, tantôt une espèce d’aboiement et il yaquelquesannées, lorsqu’ils étaient encore trèsnombreux dans le sud de la Nouvelle-Calédonie, ils faisaient autant de bruit qu’une meute, lorsqu’ils se réunissaient en troupes, vers le coucher du soleil, sur le bord de la mer ou le long des torrents.

La femelle pond deux œufs qui ressemblent, diton, à ceux d’une poule, mais elle les cache si soigneusement que les Kanaks eux-mêmes ont beaucoup de peine à les trouver et que ni M. G. Bennet, ni M. Garnier n’ont réussi à s’en procurer; peut-être M. R. Germain, qui doit faire à la Nouvelle-Calédonie un séjour de quelque durée, sera-t-il plus heureux, mais s'il ne réussit pas, nous nous en consolerons facilement en songeant que si l’on 11e découvre pas les retraites dans lesquelles les Kagus élèvent leur jeune famille, nous pouvons espérer devoir se perpétuer assez longtemps encore ces beaux oiseaux, qui mériteraient d’être protégés par l’administration coloniale, en raison des services qu’ils sont susceptibles de rendre à l’agriculture. E. Oustalf.t.

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