DE QUELQUES REPTILES D’AUSTRALIE
(Suite et lin. — Yoy. p. 2\)
LE CLAMYDOSADRE.
Banni les Iguaniens, les cilanes, particuliers à la côte de Coromandel, sont voisins des clamydosaurcs, mais n’ont pas la collerette de ces derniers ; chez
eux, les mâles sont pourvus d’un fanon offrant un développement et s’étendant depuis la gorge jusqu’au milieu du ventre, fanon que l’animal peut, à sa volonté, pl'er à la façon d’un éventail, ou rabattre, pour ainsi dire, à la partie inférieure du corps.
Tandisque, seuls parmi les iguaniens actuels, les citanes n’ont que quatre doigts à chacun des pieds de derrière, les clamydosaures ont un cinquième doigt aux pattes postérieures. Ils se distinguent, du reste, facilement par la présence de deux larges membranes , placées de chaque côté du cou, et qui, lorsqu’elles sont déployées, forment autour de celui-ci une sotte de collerette dont le bord postérieur est dentelé en scie et dont la surface est garnie de grandes écailles rhomboïdales et cor-
sorte de réseau; des anneaux de môme couleur sont disposés sur la queue.
Le genre clamydosaure ne comprend qu’une seule espèce, le clamydosaure de King, cantonné dans le nord de la Nouvelle-Hollande. Nous ne savons, jusqu’à présent, rien des mœurs de cet étrange animal.
nees.
Cette collerette , formée par la peau, se compose de deux parties, toutes deux discoïdes et échancrécs à leur point de jonction ; l’échancrure emboîte un des côtés du cou, en arrière de l’oreille, depuis la nuque jusque dans la partie moyenne.
La tète, de forme pyramidale, est revêtue de petites écailles , presque égales et carénées.
Les mâchoires sont armées de dents molaires, comprimées, triangulaires, faiblement tricuspides à leur extrémité. Le cou présente un rudiment de crête. Les écailles du tronc sont imbriquées et carénées; celles du dos sont plus grandes. La queue, conique et assez grêle, entre pour près des deux tiers dans la longueur totale de l’animal. Les membres sont longs; les doigts, armés de griffes robustes et crochues.
Le dessus de l’animal présente une teinte fauve, traversée, surle dos, par des raies plus claires, lise— rées de brun. Des teintes brunâtres se voient sur la tête et sur la collerette qui, de chaque côté, porte une tache noire. La face supérieure des cuisses et la queue sont ornées de raies brunâtres, formant une