LA N A TU R K
de l'atmosphère. Abordant le cèté mathématique de la question, il rappelle un théorème d’Espy, d’après lequel une masse d’air descendant des hautes régions do l'atmosphère jusque sur le sol, loin de donner lieu à une précipitation de pluie, serait échauffée par la compression éprouvée à un degré considérable. On peut, en faveur de ce théorème, invoquer ce qui se produit dans les pavs exceptionnellement secs, tels que la Haute-Égypte. Les cyclones amènent à la surface de la terre une masse d’air que la compression échauffe beaucoup; et cet air, ainsi allégé, remonte tumultueusement tout autour de la trombe en entraînant de bas en haut des quantités énormes de poussière et de sable. Mais eu dehors de ces régions toul à fait à part, les choses sont loin de se passer de la même manière : l’air est toujours mélangé d’eau à l’état vésiculaire, et cette eau absorbe, pour se volatiliser, des quantités de chaleur considérables ; il en résulte que le mouvement ascensionnel, constaté tout à l’heure, est ici complètement impossible, et est remplacé pour ainsi dire par la précipitation de la pluie.
Dictionnaire de la Santé. — Tel est le titre d’une excellente publication due à M. le docteur Fonssa grive, professeur d’hygiène à la Faculté de médecine de Montpellier. L’épigraphe du livre en indique l’esprit : « 11 y a une hygiène do inestique et dc r soins domestiques :
il n’y a point de médecine domestique. * Le dictionnaire de la sauté comprend toutes les questions relatives à l’hygiène privée, c’est-à-dire au gouvernement de sa vie en vue d’éloigner les causes de maladie, à l’éducation physique des enfants, au régime, aux exercices, à l’hygiène scolaire, à l’infirmiérat domestique, c’est-à-dire aux soins d’entourage que réclament les malades, à l’hygiène des âges, aux rapports des familles avec les médecins. Le livre de M. Fonssagrive se lit facilement; on n’y trouve pas cet étalage do mots techniques, trop souvent rebutants dans les dictionnaires, et l’auteur même ne dédaigne pas le langage populaire, si expressif en tant d’occasions. L'ouvrage, qui parait par livraisons, sera entièrement term'né en février Î87G, et formera un volume grand in-octavo à deux colonnes d’environ 900 pages. Quand on l’aura lu, et, suivant l’expression des éditeurs, « on sera moins médecin qu’on ne croyait l’être, mais on saura mieux défendre sa sanlé et faire soigner sa maladie. » Nous n’avons sous les yeux que la première livraison, nous annoncerons successivement les autres au fur et à mesure de leur apparition.
Élection. — M. Mouchez est nommé, par 35 voix, con-
tre ‘20 données à M. Wolf, à la place de membre, laissée vacante dans la section d’astronomie par le décès de M. Mathieu. Staxislas Meukikr.