APPAREILS DE SAUVETAGE
rouit LES BAIGNEURS.
Un grand nombre des accidents dont les baigneurs et les canotiers sont victimes tous les ans, pourraient certainement être évités, si l'on prenait certaines précautions que recommande la prudence. Aussi doit-on réserver un bon accueil à tout projet
qui a pour but de diminuer le nombre de ces sinistres de la saison d’été. M. S. Ilarland, après avoir étudié les moyens de sauvetage les plus prompts et les plus efficaces, propose d’établir sur les rives des cours d’eau les plus fréquentés, des appareils semblables à ceux que représente notre gravure. Le premier appareil consiste simplement en cinquante mètres d’un cordage goudronné, garni de flotteurs en liège, et enroulé à un poteau. Si quelqu’un est en danger dans la rivière, un passant pourra facilement lui porter secours en lançant la corde au naufragé. Ce système qui comprend un poteau, un tableau d’avis, une boîte destinée à garantir le cordage de la pluie, peut être installé et gréé par le premier menuisier venu. La dépense n’excède pas quatrevingts francs; elle serait facilement fournie par la générosité privée, par une souscription, ou par l’initiative des autorités locales. En hiver le système peut-être enlevé et abrité, ou bien laissé en place dans le cas où il y aurait des patineurs.
Pour des rivières très-larges, pour un service de côtes, M. Ilarland propose un système un peu plus compliquéquiestreprésentéà droitede notre gravure. Ce système se compose d’un ceinturon en liège, et de plusieurs centaines de mètres d’une forte corde, enroulée sur un tambour conique en bois, et placée dans un panier monté sur une pièce de bois en forme de coin ; ce cordage est fixé à un croc ou grappin qui doit le maintenir solidement sur la rive ou la plage, tandis qu’il est déroulé vers le large.