‹ La Nature 1875 S2Chapitre 84 sur 117 · GO · texte numérisé non relu

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lie supérieure elle est surmontée d’un double toit de tôle plombée qui permet lu libre circulation de l’air. La cage est fixée contre un poteau ou contre un mur, tournés vers le nord. Les thermomètres sont soutenus horizontalement par des cordelettes, tendues verticalement entre deux fils de fer, comme on le voit dans notre gravure où l'appareil est représenté la porte ouverte. Les observations des thermomètres à l'abri doivent être complétées par celles des thermomètres de radiation, exposés aux rayons solaires.

Ces instruments sont formés : 1° d’un thermomètre à boule nue, que l’on compare au thermomètre semblable à l'ombre;

2° d’un thermomètre à boule noircie, fixé dans un ballon de verre de 0 ,u ,10 de diamètre environ, rempli d’air, ou dans lequel on a fait le vide ; 5° d’un thermomètre nu lixé dans un ballon semblable. Ils sont placés horizontalement sur des fourches de bois

B, C, D adaptées à des fils de fer M, N que tendent deux montants de fer S, T (fig. 4).

Si l’on veut compléter les observations des températures de l’air ambiant par celles des températures du sol, à différentes profondeurs, il faudra pour ce dernier objet recourir au thermomètre électrique

de M. Becquerel, dont on trouve la descrijition dans tous les traités de physique, ou à l’appareil imaginé par M. Hervé Mangon.

Cet appareil se compose d’un petit réservoir métallique A, rempli d'air et terminé à sa partie supérieure par un tube de cuivre très-mince et d'une longueur considérable qui peut devenir pour ainsi dire illimitée. Ce réservoir est placé au point dont oa veut avoir la température ; il est enfoui par exemple à 1 mètre dans la terre si l’on veut étudier la chaleur du sol. Le tube de cuivre qui le surmonte aboutit au dehors", jusque dans le cabinet de l’observateur, et

Fig. 5. — Appareil de M. Iterva Mangon pour mesurer la température de lieux inaccessibles.

s’adapte à l’extrémité d’une' des branches de verre d’un tube en U, contenant du mercure. L’autre branche du tube en IJ reçoit un tube métallique mince semblable au premier, ayant môme longueur, et dont l’extrémité fermée a été placée à côté du réservoir enfoui dans le sol.

Si la température du réservoir enfoui dans le sol varie, elle se traduira par des dilatations ou des contractions du volume d’air qu’il contient, et le mer-

cure du tube en U indiquera par ses mouvements la valeur de ces variations qui correspondent à celles des températures. Cet appareil, bien gradué par des expériences préliminaires, donne des résultats trèsprécis.

On peut modifier sa disposition de la façon suivante : le réservoir A (fig. 5) est en communication par le tube de cuivre qui le surmonte non plus avec un tube en U, mais avec un tube droit de verre T

de 0 in ,40 de hauteur environ et placé sur une cuve à mercure.

Un deuxième réservoir R plongé dans un bain d’eau est situé dans le cabinet de l’opérateur, et communique à un tube V tout à fait semblable au tube T et retourné comme luijdans la cuve à mercure; ce tube contient aussi une certaine quantité de mercure.

La partie supérieure du tube V est mise en outre eu relation avec un tube RS placé à côté du tube de communication du réservoir qui doit donner la température du sol.

Le mercure du tube T va osciller suivant les variations de la pression atmosphérique cl delà température du réservoir A. Quand il sera stationnaire, on fera varier la température du réservoir B, en chauffantou en refroidissant artificiellement le bain où il est plongé, afin de ramener, par tâtonnement, le niveau du mercure dans le tube V à la hauteur de celui du tube T. Dans ccs conditions, le réservoir B sera plongé dans un milieu, avant meme température que celui où est placé le réservoir A. Il suffira de prendre la température de ce milieu, c'est-à-dire de l'eau du bain-marie, à l’aide d’un thermomètre, et l’on aura ainsi la température du sol à l’endroit où est enfoui le premier réservoir A.

Nous représentons ci-dessus (fig. 5) l’aspect d’un réservoir à air, et celui de la planchette où sont fixés les deux tubes à mercure, servant à donner les températures de lieux inaccessibles.

Celte disposition permet d’obtenir des instruments dont les divisions sont aussi grandes qu’on le désire selon le degré de sensibilité à obtenir. Tous les instruments à air doivent contenir des gaz parfaitement secs. Si le réservoir et le tube sont en argent on peut employer l’air; s’ils sont en cuivre, il faut recourir à l’azote. Les appareils que nous venons de décrire s’emploient aussi pour mesurer les températures de l'air, au sommet d’un arbre, ou dans tout autre lieu inaccessible.

Gastox Tissahdier.

— La suite prochainement. —

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