DU CAPITAINE BOYTON
Le capitaine Boyton s’efforce île continuer en Angleterre, les prouesses qui l'ont illustré en France, et qu'il a accomplies à l’aide de l’appareil de natation et de sauvetage de M. Mcrryman, de New-York. Nous éviterons l'écueil de l'exagération comme nous l'avons fait jusqu’ici en parlant de ce système ; il n'offre de l’importance qu’au simple point de vue de l’emploi qu'on en peut faire pour opérer des sauvetages
en mer. Le costume natateur Mcrryman a déjà été décrit précédemment 1 ; nous n'y reviendrons pas. Mais il est certain qu'entre les mains de M. Boyton, il a donné des résultats que l’on n'avait pas obtenus jusqu’ici, et que s’il était employé pour le salut des naufragés sur les côtes, il serait susceptible de rendre de véritables services.
Le 10 août dernier, M. Boyton a exécuté des expériences publiques à Londres, sur la Tamise, en présence d'une affluence considérable de spectateurs. Son costume imperméable protège son corps de l’action de l’eau par une couche d’air, d’une certaine épaisseur, ce qui lui permet de séjourner dans un
Appareil naLateur Mcrryman. expérimenté par M. Boyton. — Manoeuvre de la voile.
fleuve ou dans la mer, pendant un temps considérable. Le fait a été amplement prouvé, lors de la traversée de la Manche, de Douvres à Boulogne. M. Boyton a très-bien opéré les différentes manœuvres qui caractérisent l'emploi de l'appareil Merryman. Couché sur le dos, il flotte à la surface de l’eau, et a la plus complète liberté de ses mouvements. Si le vent est favorable, il fixe un mât et une voile à la partie inférieure du costume, et il se transforme lui-même en une embarcation à la voile, qu'il dirige à l’aide o’une double rame (fig. ]). S’il n’y a pas de vent, ou si les courants aériens sont contraires, le mât et la voile sont repliés, et la double rame est seule employée comme moteur (fig. 2). Quand M. Boyton se tient verticalement, il peut faire sortir son corps de l’eau, d’une façon considérable, en insufflant lui-
même à l’aide de la bouche, de l’air dans les poches imperméables, qui sont fixées au costume. Dans ces conditions, un homme do lorce moyenne peut venir en aide à plusieurs naufragés; car il a la faculté de soutenir à la surface de l’eau un poids considérable sans être submergé.
Les précédents essais, exécutés dans la Manche par M. Boyton, ont été suivis par un chirurgien anglais, qui a publié à ce sujet des renseignements curieux inédits en France. Nous les reproduisons, pour fournir le complément des détails qui précèdent
« A la demande de M. le capitaine Boyton, je l’ai accompagné dans sa traversée de la Manche, entre Douvres et Boulogne.
1 Yoy. 3* année 1874, 1" semestre, n* 82, p. 49, et n” 101, p. 362.
« Samedi, 10 avril, à 2 heures 50 du malin, peu- « 11 est entré à l'eau un peu après 3 heures. A dant qu'il s'habillait pour sa traversée, je l'ai examiné. 7 heures 50, j’ai été le visiter dans un canot; de
« C'est un homme de 5 pieds 10 pouces 1/2, nouveau je pris sa température qui était alors de
pesant environ 70 kilogr., bien développé, à large 97° 9' Fahrenheit: elle s'était donc augmentée de
poitrine, d'un tempérament un peu phlegmatique. deux dixièmes depuis son départ. Je lui fis boire une
Sa respiration était normale, son cœur faible dans gorgée de sa potion aux œufs. Elle lui fit éprouver
son action, son pouls faible (70 pulsations à la mi- des nausées. 11 ne prit plus rien jusqu'à la fin de
mite). 11 souffrait d'une légère indisposition hépa- ses efforts, excepté une petite quantité de « Cherry
tique. Sa température, prise dans sa bouche, était Brandy » et d’eau de-vie coupée d’eau à de longs
de 97° 7' Fahrenheit. Avant son départ, je lui fis intervalles.
prendre une potion composée d’une demi-pinte de « A 9 heures, j’allai de nouveau le voir dans une lait, de trois jaunes d’œuf, et d’une cuillerée à chaloupe; il se plaignit d’une grande somnolence bouche d’eau-de-vie. j J’essayai de prendre une fois encore sa chaleur, mais
Appareil natateur Merrv.nan expérimenté par il. Boyton. — Manœuvre de la douille ramo.
il était un peu irritable et je ne puis compter sur l'exactitude de mon observation.
« De temps en temps, je lui rendis encore d’autres visites; il répondit invariablement à mes questions qu’il était « Ail riglit » et en meilleur état qu’au départ. (I reçut de ma main, dans le cours de la ; ouruée, trois cigares qui lui ont fait un grand plaisir.
« Il sortit de l’eau à 6 heures, 1 a heures après s’y être rnis. Lorsque son vêtement flotteur fut ôté, je l’examinai de nouveau. Il était parfaitement calme et dispos; il ne trahissait aucun symptôme d’épuisement, sa transpiration était bonne, sa respiration normale, le pouls à 80 pulsations et faible, la température à 97° ou un peu plus. Je l’enveloppai d’une couverture de laine et le fis coucher sur un lit où
il est resté environ une heure. Il remit alors son costume de flottaison et débarqua comme si de rien n’avait été.
« Mon opinion est qu’il aurait pu continuer ses efforts pendant au moins encore 6 heures. Il m’a dit qu’il se sentait bon pour 12 heures encore sans pagayer, et pour 10 heures en pagayant. M. Willis, chirurgien, de Londres, assistait à mon premier examen de M. le capitaine Boyton. »*
Thomas Di ver.
1 Nous mentionnerons, à titre de curiosité, une expérience que vient de tenter un certain M. Wcbb, et qui consistait à traverser le Pas-de-Calais à lana^e, sans aucun appareil. Cessai a eu lieu le 11 août : M. Webb n'a pu traverser que. la moitié du détroit.
CHRONIQUE
TMen hnmnines réduites pnr les saiiTngrs.
— Nous avons parlé, l’année dernière, des curieuses tètes humaines, préparées par les Indiens Jvaros, et singulièrcment réduites par un procédé inconnu. ( Voy . deuxième année, 1874, premier semestre, p. ‘23.) Sir John Luhbock, vient de publier en Angleterre un travail où il fait connaître le procédé que les Indiens Macas emploient pour conserver, comme trophée, les tètes humaines. La tète est soumise pendant quelque temps à l’ébullition dans une infusion d’herbes, puis les os sont retirés par la région cervicale et on leur substitue des pierres chauffées que l’on remplace il mesure qu'elles se refroidissent et qui, desséchant la peau, réduisent la tète à un très-faible volume. On peut voir dans la galerie d’anthropologie, au Muséum d’histoire naturelle, deux têtes humaines ainsi préparées : nous avons donné le dessin de l’une d’elles dont la réduction est telle qu’elle n’est pas beaucoup plus grosse que le poing, tout en conservant les traits du visage. Un voyageur péruvien nous a affirmé que les Indiens Jivaros soumettent aux mêmes préparations les cadavres des animaux, et que l’on a vu des bœufs momifiés et réduits à un tel point qu’ils ne dépassaient pas la taille d'un chien de Terre-Neuve.
Fabrication artificielle des couleurs de la garance. — Dans une des dernières séances de la Société d’encouragement, M. Dumas a appelé l’attention des industriels, sur la concurrence que les nouveaux dérivés do la houille font avec les couleurs qu’on extrait do la garance. Il est important que les agriculteurs soient bien prévenus du danger qui menace cette branche importante des cultures dans le Nord, dans Vaucluse, à Naples. L'anthracène est livré maintenant au commerce en quantités considérables, et sa production peut s’accroître autant qu’on le voudra. L’alizarinn et la purpurine artificielle pourront toujours être livrées à meilleur marché que les mêmes couleurs tirées de la garance ; la lutte peut durer encore quelque temps, parce qu’aucun des deux concurrents n'a d’intérêt à déprécier cette marchandise, mais la pente est fatale, et tôt ou tard le produit des réactions chimiques l’emportera sur celui qu’on tire des racines de la garance. Il est utile de faire connaître cette situation et de prévenir les agriculteurs pour que la perte qu’ils peuvent faire soit évitée par avance.
Avalanches de neige dans les montagnes
Rocheuses. — Les journaux de Nevada, renferment des descriptions nombreuses sur de véritables désastres qui ont eu lieu aux environs de la ville de Virginie, située dans une des vallées des montagnes Kocheuses. A la suite d’un ouragan violent, des masses de neige, roulaient sur les flancs des pics escarpés, et grossissaient 5 vue d’œil pendant leur chute, jusqu’à former des masses considérables, qui accomplissaient sur leur passage de terribles dévastations. Ihùs de Genoa vingt-huit ouvriers chinois, ont été écrasés par un semblable amas de neige durcie. Au pied du mont Davidson, plusieurs villages ont été broyés sous lo poids des avalanches, et de nombreuses habitations ont été détruites de fond en comble. Rien no saurait donner l'idée exacte du spectacle, qu’offrait alors le mont Davidson; d’immenses boules de neige parfaitement sphériques, glissaient sur les pentes rapides, et leur volume allait sans cesse en s’accroissant. Un vent épou
vantnble faisait entendre des sifflements lugubres, et soulevait, au sein de l’atmosphère, des nuées épaisses de flocons. Les masses de neige, en tombant dans la vallée, produisaient le bruit de véritables détonations, semblables à celles de puissantes pièces d'artillerie.
Appareil anglais pour le chargement «les canons. — La construction do l’appareil inventé par sir W. Armstrong et destiné au chargement des canons du navire cuirassé à tourelles le Thunderer, est très-avancée. Ce navire recevra prochainement son artillerie. Le chargement des pièces sera opéré au moyen d’une machine hydraulique, et l’appareil en question est à peu près semblable à celui proposé par l’Américain Stevcn, il y a quelques années. Le canon peut reculer après le tir, jusqu’à ce qu’il soit entièrement dans la tourelle. La bouche de la pièce est abaissée presque jusqu’au niveau du pont; la tour tourne dans une certaine position à l'abri du feu de l’ennemi ; la charge est alors amenée à la bouche de la pièce sur une espèce de chariot et est retoulée à poste pnr un piston qui traverse le pont. Ce travail achevé, le canon est remis rapidement en place, prêt à tirer de. nouveau, tandis que la tour reprend en même temps sa position primitive. Les pompes hydrauliques sont mises en mouvement par la vapeur provenant des chaudières du navire ; plusieurs modifications ingénieuses ont été, en outre, apportées à cet appareil. (Revue maritime et coloniale.)
l'ne locomotive monstre. — On a récemmon.
expérimenté sur lo chemin de fer de Pensylvnnie (États- Unis), une locomotive qui est de sept tonnes plus lourde que l'énorme Modoc dont la puissance de traction est presque le double de celle d’une locomotive ordinaire. Le Modoc peut traîner 80 wagons chargés, de Harrishurg à Columbia, tandis que, pour les autres machines, c’est une charge considérable que d’en traîner 50 sur le mémo parcours. Lanouvelle locomotive pourra, on l’espère, traîner 100 voitures chargées. La seule objection qu'on puisse, faire h l’emploi de ces vastes machines, c’est qu’elles peuvent écraser les rails de leur poids ; mais, sur lus voies terrées de la Pensylvania Railroad Company, on emploie les rails en acier, qui sont capables de résister à un poids beaucoup plus considérable que les rails en fer ; aussi l’inconvénient, là comme partout où l’on emploie l’acier, est-il insignifiant. L’emploi de ces machines monstres est considéré comme très-économique, (bon.)
Les Inondations anx Ftats-Fnls. — Tous les États do l’ouest, dans l’Amérique du Nord, ont été dévastés dans le courant du mois de juin et juillet, par des pluies torrentielles et par les inondations des fleuves qui les traversent.
Dans l’Ohio, écrit-on de Cincinnati, sous la date du 30 juillet, et notamment dans les contrées méridionales, les désastres sont effrayants. « Le grand .Viami monte ce soir à Clevis, à raison de G pouces par heure et les pays bas sont littéralement noyés. 3,000 acres de maïs situés entre Clevis et Lawrembury sont inondés. A Morrow, la pluie est tombée à torrents pendant toute l'après-midi et le petit Miami est signalé comme ayant submergé la ville. Dans le voisinage de Mariette, les dégâts commis par l’orage de la nuit de mercredi à jeudi sont immenses. Les récoltes dé blé et d’avoine sont représentées comme ayant été entièrement emportées par l'eau et le grain flotte partout sur la rivière de Muskingum. Sur tous les points, il pleut sans interruption et les récoltes sont considérées comme perdues. >
D’autre part, ou écrit d’indianopolis, sous la môme date (30 juillet) : De 92 comtés dont se compose l’Indiana, 80 sont fortement compromis dans leurs récoltes ainsi que 25 des comtés de l’Illinois oriental. Les deux tiers des céréales sont perdus ainsi que la récolte du chanvre. A Terrellaute, dans l'Indiana, il pleut jour et nuit. Le Wabaste a monté de 15 pieds ; il a débordé sur les basses terres, qui sont toutes submergées avec leurs magnifiques champs de maïs. On calcule que la perte dépassera 2 millions do 1mshels. Les fortes pluies ont fait un tort immense au blé, et l’on a presque perdu l’espoir de faire une récolte. Les avis de Saint-Louis du 28 juillet portent que les pluies torrentielles ont été générales dans tout le Missouri central. Les champs sont submergés, les récoltes détruites, les ponts et les viaducs emportés, cl dans quelques cas les maisons démolies. Tout autour de Jedalia, riche région agricole, le pays est sous l’eau.
BIBLIOGRAPHIE
On the composition of tlie Ground Atmosphère, together with some, examinations o( the air in smoking-cars, bv professor. W. M. Hiplet Nicnoi.s. — Une broch. in-8”. — Boston, Wright et Frotter, 1875.
M. Ripley Nichols, après avoir exposé les nombreux résultats de ses dosages d’acide carbonique, dans l’air contenu dans le sol à (les profondeurs différentes, publie un rapport sur l’examen qu’il a fait do l’air dans les compartiments de fumeurs des chemins de fer américains. Nous croyons que nos lecteurs liront avec intérêt le résultat des analyses qualitatives faites par M. Nichols, sur la fumée de tabac. Cette fumée renferme les produits suivants : acide cyanhydrique, hydrogène sulfuré, acides organiques : formiques, acétiques, butyriques et valérianiques; acide carbonique, créosote, quelques alcaloïdes organiques, ammoniaque, azote et oxyde de carbone.
El piso tenencico o Vrgo-Aptico y su fauna por Don José J. Laniierer. — Une broch. in-8“. — Madrid, T. Fortanet, 1874. — Vivimos en la época Crclacea ? por José J. Landerer. — Une broch. in-18. — Madry, C. Bailly Baillière, 18G5.
CORRESPONDANCE
sur l’albinismf. des oiseaux.
Digne, 8 août 1875.
Monsieur,
Dans le n° 113 de la Nature (p. 142, 31 juillet 1875), vous parlez de l'albinisme chez les oiseaux. Je me permets de vous signaler un fait curieux que j’ai constaté moimême :
Un chardonneret de mon pays que j’avais depuis quelque temps, s’étant embarrassé par les pattes dans sa cage, n’a été dégagé que douze à quinze heures environ après l’accident. Une mue est survenue, l’animal a perdu complètement ses plumes colorées rouges, noires et jaunes. (1 est aujourd’hui aussi blanc qu'un cygne et ses yeux
sont noirs au lieu de rouges, comme cela se présente dans l’albinisme. Ce fait parait démontrer que l'albinisme peut être dù à une cause traumati :ue.
Veuillez agréer, etc.
P. G. Clément.
ACADÉMIE DES SCIENCES
Séance du 25 août 1875. — Présidence de M. Pr£my.
L’influence des vacances se. fait de plus en plus sentir. C’est à peine si une douzaine membres assistent à la séance, qui, ouverte à plus de 3 heures, est levée à 4 heures et demie pour cause d’épuisement de l’ordre du jour. La correspondance contient un grand nombre de pièces relatives au phylloxéra, et h des sujets de mathématique que nous ne pouvons analyser. Un M. Berambert (?) demande s’il est déjà connu dans la science que des corps organisés, tels que des graines, dos feuilles et du bois, puissent se silicifier dans les entrailles de la terre. 11 ajoute que, si des doutes existaient encore à cet égard, il s’empresserait d’adresser à l’Académie des échantillons convaincants. M. le président renvoie à M. Brongniarl cel te importante communication. Un autre découvre, pour la millième lois, la solution de l’insoluble problème de la trisection de l’angle. Un troisième a trouvé que le goudron de bouille tue les parasites des végétaux : et nous passons bien d'autres élucubrations tout aussi intéressantes.
D’après MM. de Lachanal et Mcrmet, le platine peut donner avec l’étain et l’oxygène un composé analogue au pourpre de Cassius. C’est par l’action du bicliloruro do platine sur le protochlorure d’étain qu’on obtient le nouveau produit, dont les auteurs ont déterminé la composition.
Théorie de Saturne. — Ainsi qu’il l’annonçait, il y a quinze jours, M. Leverrier dépose sur le bureau les tables de Saturne. Il saisit l’occasion pour faire ressortir les faits qui résultent de la comparaison de la théorie avec les observations. La conclusion paraît devoir être, jusqu’à nouvel ordre que la théorie est parfaitement exacte et que les erreurs doivent tenir tout entières à une cause physique.
L’observation de Saturne présente, en effet, des difficultés tout à fait spéciales, qui dépendent non-seulement delà présence de l’anneau, mais de la différence énorme d’éclairage de l’astre dans ses diverses positions.
En terminant, M. Levcrrier annonce, pour la prochaine séance, un mémoire relatif à la détermination de la masse de Jupiter.
Nomination. — Depuis de longues années, la commission chargée de la révision des comptes de l’Académie se. composait de MM. Mathieu et Chasles qui étaient régulièrement réélus chaque année. Le premier est mort, et le second a exprimé le désir d’être relevé de ses fonctions. MM. Chevreul et l’amiral Pâris sont désignés pour les remplacer.
Van Helmont. — La séance est terminée par la lecture d’une deuxième note de M. Chevreul sur Van Helmont. L’illustre auteur s’étonne du jugement porté sur le vieil alchimiste, par ses contemporains qui l’accusèrent d’hérésie : nul n’a émis de théories plus spiritualistes. En passant, M. Chevreul rappelle les expériences de Van llel-
inont sur la génération spontanée : l’aspic en décomposition engendrant des scorpions, et surtout cette célèbre chemise sale qui, au contact du blé, développe des souris et avec laquelle M. Pasteur a tant fait rire son complaisant auditoire de la Sorbonne. Stakislas Meunier.
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