CHAPITRE TROISIÈME
Le TRAVAIL et la SANTE
La santé, voila la troisième influence à laquelle est soumise la productivité du travail,
ARTICLE PREMIER Ce que c'est que la santé
L'homme porte avec lui, dans Punité de l’espèce, deux substances : un corps et une âme.
Il y a la santé de l’âme ct la santé du corps. Ces deux santés ue sont pas indépendantes l’une de l’autre.
La santé du corps est l’état de celui dont l’âme et le corps sont harmonisés, dans leurs conditions naturelles. Cette santé est donc un chant, une musique
NT
naturelle qui a pour éternel refrain :
“Je me porte bien ? !
Il y a la santé individuelle et la santé publique qui est la résultante de toutes les santés individuelles.
ARTICLE DEUXIÈME La santé n'est pas étrangère au travail
L'homme qui se porte bien, produit, parce qu'il travaille ; l’homme malade ne fait que consommer. Le premier enrichit la société ; le second ne fait que lappauvrir. Les bras de Fun sont des baguettes de fée qui découvrent les trésors de la terre ; l’autre est un gouffre où disparaissent les produits dn sol.
La santé n’est donc pas une étrangère pour le travail ; c’est, bien au contraire, une voisine précieuse qui ne peut que centupler son activité.
Oui, pour qu’un peuple soit prospère, il faut que la santé règne chez lui, 1l Lui faut des générations fortes, puissantes,
nerveuses, bien trempées, capables de résister, de lutter et de vaincre,
Ceci pose :
Quelles sont les sources de la sante, de la santé publique surtout 2
ARTICLE TROISIÈME La moralité, lère source de la santé
Un peuple qui n’est pas moral ne sera jamais un peuple de travailleurs.
Mens sand in corpore sano.
Il faut au corps en santé une âme en santé,
L'âme imimorale tue le corps, parce qu’elle lénerve et parce qu’elle brise dans l’homme l'unité d'harmonie qui fait sa force. Dans l’ordre de la sensibilité en effet le corps n’est pas le serviteur de l'âme, ils marchent de front tous les deux, en ce sens que le composé humain est le principe des actions sensitives, et par suite, dès que l’âme déchoi: le corps s’affaisse.
L'âme morale, c’est lime chrétienne ; âme qui rend à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César,
L'âme morale est plus particulièrement l’âme sobre, âme ennemie de la passion du jeu, Pâme chaste.
Laissez s’introduire livrognerie, le jeu, l& luxure, dans une société, et vous en chassez du même coup la santé. Ces trois puissances infernales arrachent l’homme à la société comme elles larrachent à lui-même, L’ivrognerie, en effet, vous le savez, nous rend inerte, le jeu nous fait perdre la tête et la luxure change l’homme en bête.
L'économiste doit donc suivre avec soin les progrès du mal, et le législateur averti, doit mettre aussitôt le fer rouge sur la plaie, par une législation prohibitive et viudicative qui reduise à leur plus simple expression les taudis de toute espece.