ARTICLE SEPTIÈME
La législation d'un peuple est bonne lorsqu'elle tient compte du tempérament et des aptitudes de ce peuple
Une remarque importante trouve 1c1 sa place. S'il est vrai de dire avec Mon-
ét
tesquieu : “ Les mauvais législateurs “ sont ceux qui favorisent les vices du “ climat et les bons sont ceux qui s’y ‘“ opposent, ” 1l est vrai de dire aussi que la législation d’un peuple pour être bonne doit convenir à son tempérament, c’est-à-dire qu’elle doit faire digue à tout ce qu’il y a de vicieux dans la race, et qu’elle doit au contraire donner toutes les facilités possibles à exercice des aptitudes nationales : peu importe qu’il s'agisse de règlement municipal ou de loi provinciale.
Ainsi, dès que l’ivrognerie par exermnple fait pencher nn peuple du côté de sa ruine 1} doit y avoir, là, tout prêt, un levier assez puissant pour le redresser et le remettre en place.
D'autre part, dès qu'un peuple a des dispositions marquées pour tel ou tel genre d'industries, les matières premières de ces industries doivent entrer au
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pays sans impositions douanières.
La logique semble démontrer aussi que les industries nationales spéciales n'ont rien à craindre de la libre concurrence des industries similaires de l’étranger, leur supériorité d’une part en effet les protège, le libre échange d'autre part ne fait que les annoncer, leur ouvrir des débouchés et leur donner par suite un nouvel élan.
est ainsi que la protection et le libre échange, facteurs importants en économie politique, sont soumis aux lois de la looique. Cela fait voir du même coup que l’économie politique ne procède pas au hasard, qu’elle démontre ses conclusions et qu’elle mérite véritablement le nom de science, ce qui ne peut que la grandir à nos yeux.
Ncas voilà déjà loin de l'influence de la race sur la productivité du travail ; je sonne le rappel et je passe à une nouvelle influence, la santé.