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LA JEUNE FILLE ET LES MANUFACTURES

Quant à la jeune fille, il faut la ménager tout autant que l’enfant, et cela, pour elle-même, pour la famille et pour la race.

Les forces. chez elle, sont peu considérables et le travail lui devient facilement excessif.

Les influences désorganisatrices d’un lieu malsain lui font autant de mal qu’à l'enfance, vu la délicatesse de sa constitution. Entrez dans certaines manufactures des Etats-Unis, dans celles par exemple où l’on transforme le coton en indienne, vons ne résisterez pas une heure dans cet air saturé de principes étrangers et délétères. Des jeunes filles qui sont là depuis le matin jusqu’au soir, des années entières, en sortirontelles indemnes ? |

Je demandrai encore si une jeune fille courbée tout le jour, durant des mois, sur une machine à coudre n’y contractera pas quelqu’infirmité ?

Les personnes pulmonaires ne sortentelles pas par milliers des manufactures ; nons connaissons les lois d’hérédité, ces victimes du travail ne sont-elles pas dès lors pour la société un mal épouvantable ?

Il y a des industries surtout que la loi, si elle en a le pouvoir, devrait interdire aux femmes, j'entends celles qui .

sont plus particulièrement nuisibles à la santé. Je citerai en première ligne, les manufactures de tabac. Demandez à la statistique si ces femmes réalisent la bénédiction dont il est parlé dans l'Evangile, c’est à la science médicale d’expliquer cette influence néfaste, mais c’est à l’économie politique de trouver le remède et à la législation de l'appliquer.

Quand le tabac se vendrait $2.00 la

Hi —-

livre, s’il le faut, qu'importe, dès que la santé, la race et la patrie y trouvent leur profit. Ce point mérite notre attention, car la culture du tabac devient à la mode au Canada et on emploie déjà bon nombre de jeunes filles à la fabrication du tabac manufacturé.

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