‹ La nature, la race, la santé [microforme]Chapitre 30 sur 38 · RESTREIGNONS AU MOINS · texte numérisé non relu

RESTREIGNONS AU MOINS

Jules Simon, dit, dans son livre L'Ouvrière, que Flintrodrction des femmes dans les manufactures est un malheur public. Il a raison.

Ce mal aujourd’hui ne peut-être déraciné, c’est vrai, mais il peut être diminué, Ainsi il faut faire en sorte que les enfants, les filles et les femmes ne travaillent jamais la nuit.

Monsieur Chesnelong, au sénat françcais, disait dernièrement, de ce travail de nuit, qu'il est le moyen le plus sûr pour désorganiser la famille «et la société toute entière.

Ce travail ne détruit pas seulement la santé et l’ordre naturel qui veut que le jour soit consacré au travail et la nuit au repos ; il détruit surtout la morale, Il est inutile d'entrer dans les détails.

Le même inconvénient se rencontre dans les manufactures où il y a agelomération de jeunes gens et de jeunes filles, dans des iocaux insuffisants. . Un père, une mère de famille, ne peuvent, en conscience, jeter leurs enfants dans ces repaires où la santé de l’âme souffre plus encore que celle du corps.

L'immigration de nos compatriotes aux États-Unis doit faire à ce point de vue du mal à plusieurs ; et cette considération suffit pour ralentir avec raison le zèle lorsqu'il s’agit de rapatrier certaines familles dont l’histoire ancienne est plus où moins connue.

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