LES DEUX ORVETS
LES DEUX 0R\ ETS
Un soir de mai, j'errais par des pays boisés. Près de hauts buissons blancs pleins d'arôme et d'extase, Quand je vis deux orvets, tordus sur l'herbe rase Et qui semblaient entre-croisés.
Se pinçant à mi-corps de leur petite gueule, L'un l'autre ils s'aspiraient dans ce mordillement, Figés d'ivresse, au bord du vieux chemin dormant Que déjà l'ombre éclairait seule.
LA NATLRE.
Tableau de volupté! mais dun mystérieux. D'un vague, d'un perdu, tel que jamais les yeux N'en ont surpris à limproviste !
Ce couple de serpents, à cette heure : c'était L'emblème de l'amour si profond qu'il se tait, Du e:rand amour sauvage et triste !
LES ni':\ "KRENCES.