‹ La nature; poésiesChapitre 59 sur 98 · LE DORMANT · texte numérisé non relu

LE DORMANT

Sous ce dormant d'une eau si compacte et si rase, Vitrifié si mat que rien n'y transparaît, On sent plus hermétique en son hideux secret Le gisement déjà si fermé de la vase.

Un dirait qu'eux aussi les hords en léthargie, Avec leurs arbres noirs, et leur herbage blanc. Subissent moins l'hiver que le charme accal)lant D'une surnaturelle et terrible magie.

Et ce coin de nature à forme trépassée Dégage pour tout l'être un fantastique effroi, Un malaise rampant, gélatineux, et froid,' Une horreur qui vous prend le corps et la pensée.

Le Vent du soir un peu s'éveille Pour accompagner d'un sanglot Une voyageante corneille ;

Puis la Nuit, aux ailes funèbres, Aient égaliser l'Air et l'Eau En silence comme en ténèbres.

MESSAGE DU PliKNTEMI'S. 2 1

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