TLUIE DANS UN RAVIN
Et biciitùt, la nuit a dissous L'aspect du grillage liquide Au ravin du lierre et du houx.
Un angélus funèbre et doux Y jette sa plainte languide, Tout le ciel pleure dans les trous.
A gémir avec les hiboux
Le marais enfin se décide
Au ravin du lierre et du houx :
Sons funestes, voix d'en dessous Au fond du grand silence humide.
Tout le ciel pleure dans les trous.
Les hameaux poussent leurs verroux L'iiorreur ténébreuse réside Au ravin du lierre et du houx, Tout le ciel pleure dans les trous.
LA CIIAGRI>'ErSE
D'où vient que ce pacage avec un arbre au fond Suffît à composer toute une solitude Funèbre, un Sabara visqueux d'inquiélude, Désert d'ennui toujours de plus en plus profond
Il est vrai qu'au ciel bas les nuages s'en vont Ternissant l'herbe haute où passe le vent rude Et qu'aux lointains boisés si mornes d'attitude On distingue déjà des verts qui se défont.
LA CHAGRINEUSE. 241
Et puis, le crépuscule a lini ses apprêts : L'ombre descend du ciel et monte du marais, Goutte à goutte un clocher pleure des glas morotes.
A moins que ce qui fait l'horreur de cet endroit Hélas ! son abandon et son deuil, ce ne soit Ma pensée encore plus lugubre que les choses!
LA XATUKK.