‹ La nature; poésiesChapitre 76 sur 98 · NUIT DE FEUILLES · texte numérisé non relu

NUIT DE FEUILLES

On distingue mal sous les aunes Ce coin de rivière stagnant Dont l'écume, par plaques jaunes, A fait un marbre frissonnant.

Et peu à peu, les grands feuillages Chargés de brume et de secret, Semblent si hauts qu'on les dirait Enchevêtrés dans les nuages.

Seuls, les coteaux noirs — chevelus Transpercent l'ombre — il n'y a plu:

Que leur silhouette qui dure.

Et voici juste le tableau :

Le ciel englouti comme l'eau

Par des ténèbres de verdure,

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