‹ La nature; poésiesChapitre 78 sur 98 · LA BON.NE BETE · texte numérisé non relu

LA BON.NE BETE

LA BONNE 13ÉTE

Sa It'chade à tel coin du gite ou du chemin Me semble le baiser de la bonté suprême; Et sa patte qu'il vient me tendre de lui-même Est pour moi le meilleur des serrements de main.

Dans sa fidélité je vois le pur emblème ^

])u dévouement obscur et presque surhumain ; Ce qu'il était hier, il le sera demain : Toujours flattant naïf, aimant sans stratagème,

(Test pourquoi, quand je l'ai battu comme aujourd'hui, A propos d'un méfait tout naturel pour lui. Sur-le-champ, j'en e'prouve un regret, j'en frissonne...

Car, il n'a pas compris mes coups, je le sens bienl li'ébahissement règne en cette âme de chien Qui, navré, me regarde ainsi qu'une Personne.

LES SYLniKS. 2-)l

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