‹ La nature; poésiesChapitre 89 sur 98 · LA NUIT BIENFAISANTE · texte numérisé non relu

LA NUIT BIENFAISANTE

Pauvres arbres! je les regarde, Je les visite à petits pas; Aux branches ne poind toujours pas Leur lleurissement qui retarde.

Pourtant, çà et là, se hasarde Un blanc-jaune, couleur tre'pas, Sur un gros cerisier tout bas Que l'âge dépouille et lézarde.

320 LA NATURK.

Ce matin, j'arrive au jardin; Mon œil ravi se pâme — et je me sens soudain Gomme désenglué d"un visqueux sortilège,

Car, enfin, la sève a produit Aux chants du rossignol si tendres celte nuit De la vapeur de rose et du brouillard de neige !

Sun L'KCLUSE. :^21

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