‹ La nature; poésiesChapitre 93 sur 98 · LES VIEUX PAUVRES · texte numérisé non relu

LES VIEUX PAUVRES

Les vieux pauvres par les chemins Regardent l'eau, l'herbe et la branche, Et leur bonne misère franche Vague sans peur des lendemains.

Corps tannés — teints de parchemins, Secs et ligneux comme une planche.

Les vieux pauvres par les chemins Ret;ardent l'eau, l'herbe et la branche,

LUS VIEUX l'AUVllES. :{29

A l'heure où le soleil épanche Ses plus sanguinolents carmins, Solennels — tenant à deux mains Le bissac où leur dos s'emmanche — Avec leur longue barbe blanche, Ils font l'effet par les chemins De patriarches surhumains Dont l'œil clair se lève et se penche.

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