LE FIL DU TELEGRAPHE
A ce tournant rocheux du vallon qu*il domine, Roide entre deux coteaux il se tient si menu Qu'on le distingue mal, sans regard soutenu, Hormis les jours d'orage où tout Tair s'illumine.
LE FIL 1)U TÉLÉGRAniE. 189
Si même un grand oiseau d'un parage inconnu, Voyageur épuisé dont l'effort se termine, Parfois s'y perchait, noir ou blanc comme l'hermine ! Nonî Ce malheureux fil est toujours seul et nu!...
Une fois cependant, vers les temps aigrelets
Il fut le rendez-vous des frileux oiselets
Qui reviennent en troupe aux bons climats fidèles.
Et je le vois encore, à la fois gris et bleu Comme un câble ardoisé, fléchissant au milieu, Tant il était partout surchargé d'hirondelles»