LÀ CHARRUE
Mais, sous les larmes de bruine
Que pleure le si triste ciel, Combien tragique et solennel L'aspect de cette humble ruine!
Justement, voici que la nuit.
Approchant de sa plénitude, Souffle un frisson d'inquiétude Aux haleines du vent qui ifuit ;
Encore bien plus solitaire, Sait-on si ce malheureux bloc N'entend pas monter vers son soc Une voix du fond de la terre
Qui lui dit : « Sur toi désormais La moisissure va s'étendre; tîomme et bœufs, tu peux les àttendréj Ils ne te reviendront jamais. >
U LA NATUttE.
Lanae est' déjà recouverte D'un vitreux toujours brunissant :
Vague, la: charrue, à présent, A.l'air d'un' gratid fantôme inerte.
Et toute l'horreur du sol ras, Tout le mystère de l'espace.
Tout Teffroi du jourtjui trépasse.
Tient alors entre ses deux bras; '
On ne voit sous le ciel livide, Chargé des ombres du lointain, Que cet angle à peine distinct, Gigantesque, emplissant le vide.
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