L'ORPHELIN
— c Allons voir toii papa qui dort au cimetière, . Dit la vieille servante à Tenfant tout eh noir, « Yiensl tu réciteras, comme matin et soir, t Pour son âme de mort ta petite prière..' .
« Pauvre homm(5 1 il t'amusait encbr sur ses genoux € Quand il avaif déjà lé râle dans la gorge... > * Il sera si content de voir son petit George,' « Ça lui figurera qu'il' est toujours chez nous! » -
K, vitf , le marmot très ému sans comprendre Suit la femme en bonnet qui le tient par la main, Et, tous deux, les voilà dans ce triste chemin Qu'ils ont depuis des mois Thabitude de prendre.
Entre les quatre mui's que dépassent les croix Arborant buis, couronne et médaillon de verre, Ils vont, et, tout au fond de cet enclos sévère, Arrivent à la tombe au long des cyprès froids
Alors, simples, devant le rectangle de terre Qu*a su tondre, épierrer, presque fleurir leur soin, Ils se mettent ensemble à genoux dans un coin Dont Tombre les revêt de vague et de mystère.
L'enfant ôte à deux bras son petit chapeau rond, La bouche d'un béant qui montre ses quenottes ; La vieille joint ses mains, comme lui ses menottes, Chacun, d'un geste bref, s'étant signé le front.