‹ La nature; poésies: poésiesChapitre 52 sur 85 · L'ORPHELIN · texte numérisé non relu

L'ORPHELIN

Surveillant le mîgaon pour aider sa mémoire, La servante, en dedans, dit son humble oraison, Et lui, de bégayeuse et touchante façon, Dit la sienne tout haut, en regardant Victoire.

Il est là, s*appliquant à moins balbutier, Devant les veux mouillés de cette bonne femme, Troublant seul de sa voix pure comme son âme Le silence des morts qui Fécoutent prier.

Puis, reprenant la main ou bien la devantière De la servante, il rentre au logis de Taïeul. De même chaque jour. — Hier, il disait tout seul « Allons voir mon papa qui dort au cimetière I »

228 LA NATLfRË/:

Page 1