MESSAGE DU PRINTEMPS
Bien que Thiver soit accompli, Le printemps reste enseveli ; Dans une atmosphère voilée Languissent maigres et tremblants Les arbres nus sous les cieux blancs, Lorsque, soudain, par la vallée...
Un cri vitreux et délicat.
Un cri, soupir d'harmonica,
Ce soir, très sûrement m'informe
Que les ondes et les terrains En ont assez d'être chagrins Et qu'il faut que le froid s'endorme.
La bruine a couché le vent :
Le même cri sort plus souvent De l'herbe humide en somnolence ; Un autre s'y mêle ou le suit, Et ces gouttelettes de bruit S'éparpillent dans le silence.
Béni soit le nombreux sanglot Du limon, de l'herbe.et de l'eau !
A ce signal plein de mystère La, sève. commence à monter Et tout se met à fermenter Dans les entrailles de la terre.
L'astre ipouraiit sur des forêts Devant moi colore un marais ; A t;'avers les joncs purpurins