LE DORMANT
Gouflre noir et visqueux semblant fait d'encre et d'huile, Le profond dé Técluse, en ce moment, tout plat, • " Engloutit son murmuré, étouffe son éclat, . '
Immobilise encor son niystère , tranquille. -■ i^ ^
Tout plaqué, par endroits, de feuilles mi-noyées Pourrissant là sur place avant de choir au fond, Il croupit sous le ciel morne et fumeux plafond Où la bruine pend ses toiles d'araignées.
LE DORMANT* 2'IQ
Sous ce dormant d'une eau si compacte et si rase, Yitrifîé si mat que rien n'y transparait, On sent plus hermétique en son hideux secret Le gisement déjà si fermé de la vase.
On dirait qu'eux aussi les bords en léthargie, Avec leurs arbres noirs, et leur herbage blanc, Subissent moins l'hiver que le charme accablant D'une surnaturelle et terrible magie.
Et ce coin de nature à forme trépassée Dégage pour tout l'être un fantastique effroi, Un malaise rampant, gélatineux, et froid, Une horreur qui vous prend le corps et la pensée.
Le Vent du soir un peu s'éveille Pour accompagner d'un sanglot Une voyageante corneille ;
Puis la Nuit, aux ailes funèbres, Vient égaliser l'Air et TEau En silence comme en ténèbres.
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MESSAGE DU PRINTEMPS. 2: l