LE MARAIS
Quand le printemps s'est installé, Des vieux étangs, des grandes mares, Monte vaseux, rauque et voilé, Gomme un concert dissimulé De voix foisonnantes ou rares.
Ces voix, tout le jour, sont avares De leur son mal articulé :
Murmure creux, gémi, raclé Oïl tranche un bruit soudain de crécelles barbares.