P * FE À
Lorsque des plantes éloignées offrent de pareilles similitudes, on peut sans hésitation les attribuer à un mode d’existence semblable; de pareilles convergences ne peuvent pas être forluites. D'ailleurs on les observe partout dans la nature : une Monocotylédone submergée ressemblera à une Dicotylédone aquatique, comme une Euphorbiacée désertique aura l'aspect d'une Caclée qui croît dans les régions privées d’eau. On pourrait être tenté de dire que, si l'action du milieu était si profonde, toutes les espèces qui vivent dans le même milieu devraient se ressembler et que le règne végétal devrait se réduire à une plante aérienne, une plante souteraine, une plante aquatique. C'est Ià, il faut avouer, une objection assez humoristique, qui a le lort de négliger la variété indéfinie des combinaisons des forces cosmiques, de supprimer l'histoire et d'oublier que l'hérédité acquise sous l'influence du milieu ne peut plus être modifiée par Jui.
ce parenchyme non lignifié du bois des cordons libéro-ligneux tertiaires qui servent à le consolider. Les Sfigmalophyllum (Malpighiacées) nous offrent un bel exemple d'une pareille structure.