‹ La Navarre françaiseChapitre 23 sur 131 · ALCADE · texte numérisé non relu

ALCADE

Rien de plus connu que ce nom déjuge espagnol, qui persista dans la basse Navarre jusqu'en 1789. Ce mot dérive de l'arabe, de l'article al et du mot kadi ou kadn (juge, gouverneur).

Il serait long d'énumérer toutes les sortes d'alcades des différentes parties de l'Espagne : l'alcade de là cour, des marchés et des villages; l'alcade majeur et l'alcade mineur, l'alcade des hidalgos et l'alcade de la hermandad, l'alcade de nuit [noelumus judex) chargé d'empêcher les désordres nocturnes.

Les diverses appellations et attributions des alcades qui existent encore en Espagne sont définies et longuement expliquées ^ Plusieurs alcades des temps passés ont disparu.

* Ksciiche, IHceionario tie lenrinlacinu , I. I, p. if)» vi siiiv.

Notre sujet est si vaste, que nous devons le circonscrire au lieu de chercher à l'étendre. En Navarre, divers privilèges étaient accordés aux alcades. Ils avaient droit de choisir pour leur logement la maison qui leur convenait. Cette maison leur payait les tributs auxquels elle était assujettie, et était aflranchie de tout impôt pour le roi.

Dans la Navarre française, nous retrouvons l'alcade espagnol à côté du consul et du jurât. L'alcade d'Arberoue sera souvent cité. Il n'y avait primitivement d'alcades que dans les lieux privilégiés et libres (en los pueblos libres e prtvilegiados). Le nombre des villes jouissant du droit d'avoir des alcades s'accroissait sans cesse. En i36â, toutes les villes qui envoyèrent des députés aux cortès voulurent avoir des alcades.

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