CG. == EMBRANCHEMENTS SECONDAIRES
Les principaux embranchements secondaires de la grande artère du Nord sont : le canal de Calais entre l’Aa et Calais, celui de la Haute-Colme et de la Basse- Coime, le canal de Furnes, de Dunkerque à la frontière et le canal de Bergues faisant communiquer Dunkerque avec la Colme. Leur longueur totale est de 412 kilomètres: on y rencontre toujours la même prédominance des charbons et des produits agricoles.
Enfin, la Somme est navigable de Saint-Simon, sur la grande ligne, jusqu'à Saint-Valéry, par Amiens : elle a une longueur de 154 kilomètres, et son trafic présente les mêmes caractéristiques que le reste du réseau.
$ 2. — La Seine.
À 63 kilomètres en aval de Paris, la Seine reçoit l'Oise, dont le trafic est plus important que le sien; c’est par cet affluent que les charbons du Nord sont amenés à Paris.
Les produits agricoles, tels que les vins, les céréales et les sucres sont un gros élément de trafic.
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Les vins viennent de Rouen, importés surtout d'Algérie, et vont à Bercy.
Les blés sont surtout débarqués au Havre et vont à Corbeil. Les sucres viennent du Nord et sont dirigés sur Paris et un peu sur Rouen.
Les matériaux de construction extraits des carrières de l’Aisne sont acheminés sur Paris, de même les métaux et machines.
Par Rouen arrivent à Paris les pâtes à papier, les houilles anglaises et les pétroles d'Amérique.
Les bois de chauffage viennent de l'Oise et les engrais arrivent par Rouen.
Rouen est l’avant-port de Paris grâce à la Seine; c’est le port qui a, en France, les plus importantes relations avec la navigation intérieure, on peut même dire qu'il doit à celle-ci sa prospérité : ce port permet d'effectuer le transbordement rapide des navires aux péniches et réciproquement et d'assurer le garage des péniches vides.
Le chemin de fer absorbe un tonnage égal au tiers de celui de la voie d’eau à la remonte, à la descente son trafic est presque le double de celui de la voie d’eau.
Le port du Havre doit sa prospérité aux marchandises de grande valeur sous faible poids, qui ne constituent pas l'élément essentiel de la navigation, comme les cafés et les cotons qui circulent par chemin de fer.
Le Havre est aménagé pour décharger à quai, tandis que le port de Rouen permet de débarquer des navires dans les péniches, celles-ci accostant les premiers; d’ailleurs, les compagnies de cabotage et les compagnies de la Seine s’entendent au Havre et à Rouen pour ces transbordements.
Le trafic à la descente n’est que de 20 p. 100 de celui à la remonte; le fret'de retour n’est que de 23 p. 100.
La durée du voyage de Paris à Rouen à la remonte est de trois à cinq jours et à la descente de deux à trois jours.