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La traction est assurée entièrement par des remorqueurs. Le port de Paris est le plus important de France pour le tonnage, il dépasse celui des ports de mer.
Les houilles sont un gros élément du trafic (39 p. 100); viennent ensuite les matériaux de construction, les produits agricoles, les produits industriels (métaux, pâtes à papier et pétroles), les hois et les matières premières de l’industrie métallurgique.
Le port de Paris se compose de deux parties : Le port
fluvial, comprenant les quais de la Seine, et le port muni-
cipal, comprenant les installations le long des canaux : Saint-Denis, Saint-Martin et de l'Ourcq.
Le port fluvial comprend les quais de Paris et les ports établis sur les bords de la Seine, à l’aval jusqu’à Saint- Denis et à l’amont jusqu’au confluent de la Marne.
Les quais de Paris pour le déchargement sont aménagés sur 20 kilomètres et sur les deux rives. La traversée de Paris a 12 kilomètres, les matériaux de construction sont déchargés partout. D'une façon générale, les quais manquant de largeur pour édifier des hangars, ils sont submergés à la moindre crue, et il est difficile de les relier aux chemins de fer; de plus les engins de déchargement sont insuffisants. Les entrepôts des vins sont quai de Bercy et ceux des farines provenant des grands moulins de Corbeil, quai Saint-Bernard. L'établissement le plus intéressant est constitué par les grands magasins d’Austerlitz; ils permettent l’emmagasinage et le warrantage de toutes sortes de produits et sont dotés des appareils de manutention les plus modernes.
Les ports de banlieue aval : leur tonnage est d'environ 2.000.000 de tonnes; ils s'étendent des fortifications à Saint-Denis, sur la première boucle de la Seine, sur une longueur de 21 kilomètres (soit 42 kilomètres pour les deux rives); les ports de Saint-Ouen, Gennevilliers et Nanterre ne sont pas englobés dans le port de Paris.
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Les ports de la banlieue amont s'étendent sur 5 kilomètres Jusqu'au confluent de la Marne; le principal port est Ivry; leur tonnage est d'environ 1.200.000 tonnes.
Le port municipal comprend les canaux de la ville de Paris, c’est-à-dire le canal de Saint-Denis, de la Briche à la Villette et le canal Saint-Martin, en tout 11 kilomètres, avec 16 écluses; enfin, le canal de l’Ourcq, long de 106 kilomètres, mais ce dernier a surtout pour mission de fournir de l’eau à la ville de Paris quand elle en manque, aussi la navigation y est un peu gênée.
Les principaux ports sont ceux de la Villette, de l’Arsenal, de Pantin, du Pont-de-Flandres, d'Aubervilliers, du boulevard de Stains et de Saint-Denis.
$ 3. — Ligne Nord-Nancy-Strasbourg.
La ligne Nord-Nancy-Strasbourg se confond avec celle de Dunkerque à Paris jusqu’à Abbécourt, près de Chauny, où elle bifurque : elle comprend le canal de l'Oise à l'Aisne (remis en service en 1931), une partie du canal latéral à l’Aisne, le canal de l’Aisne à la Marne, une partie du canal latéral à la Marne et le canal de la Marne au Rhin. Le tout représente d’Abbécourt à Strasbourg une longueur de 486 kilomètres.
Cette ligne a l’avantage de réunir le Nord et l'Est de la France, dont les productions sont entièrement différentes. Le Nord produit du charbon et manque de matériaux de construction, de matières premières pour l’industrie métallurgique; ces matières, dont le Nord est dépourvu, se rencontrent dans l'Est : il y a donc là une possibilité d'échanges dans les meilleures conditions pos- Sibles, et aucune grande voie d’eau n’est aussi favorisée en France pour le fret de retour. |
Avant la guerre, on prévoyait d’ailleurs une grande
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extension de l’industrie métallurgique et on avait projeté un Canal dit du Nord-Est afin de relier les bassins houillers du Nord aux bassins métallurgiques de l'Est.
La ligne Nord-Nancy-Strasbourg, dont le trafic annuel atteint à peine 2.000.000 de tonnes entre Abbécourt et Strasbourg, est très favorisée par le port fluvial de Strasbourg à son extrémité Est: malheureusement, la traversée des Vosges constitue un très gros obstacle à la fréquentation considérable de cette ligne.
Le transport des houilles est encore en tête. Les charbons français alimentent exclusivement la région entre l'Oise et Vitry-le-François; au delà de cette ville, ils ne fournissent plus que les deux cinquièmes du tonnage total du charbon, le reste venant des mines de Westphalie et de la Sarre. Les matériaux de construction et d’empierrement, les sables et les graviers viennent ensuite: ils sont pour une grande part extraits des carrières de l'Est, dans la Meuse; puis les produits industriels de Chauny, à Saint- Gobain; les matières premières pour l'industrie métallurgique sont un élément dérisoire du trafic, car c’est le charbon qu'on transporte dans l'Est et non le minerai dans le Nord. Enfin, il faut citer un certain trafic de produits agricoles.
Le port de Reims avait avant guerre un trafic de 414.000 tonnes, et celui de Châlons de 70.000; la section la plus importante était dans la région de Nancy, avec 2.800.000 tonnes. La plupart de ces ports sont d’ailleurs constitués par un simple élargissement du canal même, du côté du chemin de halage, quelquefois même sur les deux bords, il n’y à pas de ports intérieurs, aucun port fluvial : le canal est une « rue d'usines ». C’est une plaie pour cette ligne, car les bateaux en voie de chargement ou de déchargement, accostés, gênent considérablement le passage et provoquent des retards et des encombrements.
Description technique sommaire. — Cette voie a été