‹ La navigation, poeme de Bernardino Baldi, traduit de l'italienChapitre 29 sur 41 · FINE DEL LU» RO TKRZO · texte numérisé non relu

FINE DEL LU» RO TKRZO

la pensée couronné de lauriers, demeure en arrière, tandis que tel autre qui est devancé par les meilleurs bâtiments , ose encore nourrir des espérances , et, entassant vœux sur vœux, promet au dieu des mers un taureau blanc , si , trompant la folle joie de celui qui se tient pour vainqueur, il lui accorde de toucher le premier au terme désigné. Les dieux cependant, n’écoutent pas toujours toutes les prières , n’accueillent pas tous les vœux. Un seul enfin touche le but avant les autres ; un seul , fier d’avoir obtenu le prix , revient le front ceint d’une couronne, et est attendu sur le rivage par une longue suite de curieux, mêlés de femmes, d’enfants et de vieillards. Le bruit des trompettes, des cris répétés frappent les ondes et retentissent dans les antres d’alentour avec tant de fracas, que le laboureur, le berger, le chasseur, saisis d’étonnement, quittent les campagnes, les prairies et les bois, pour courir sur le bord de la mer.

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