OBSERVATIONS
Lorsque j'ai préparé les articles qui ont été publiés dans Le Canadien, j'avais uniquement pour but d'attirer l'attention du public sur la nécessité et la possibilité d’une entreprise que je crois d’une importance sans égale au point de vue de la colonisation, et de faire disparaître la mauvaise impression que l’insuccès de la compagnie du chemin de Québec et Gosford a laissé dans l'esprit des personnes qui s'intéressent à la colonisation de la vallée du Lac St. Jean. Con:rairement à mon attente, ces articles réellement trop longs pour être publiés dans un journal, ont interressé beaucoup d’amis ue la colonisation, et je constate avec plaisir qu'ils sont approuvés par les personnes les plus compétentes pour en juger, les curés des paroisses environnant le Lac St. Jean, qui ont adressé dans l'intérêt de l’entreprise la lettre suivante à M. le Rédacteur du Canadien :
Monsieur le Rédacteur,
C'est avec la plus grande satisfaction que nous, soussignés, curés des paroisses du Lac St. Jean, avons suivi votre série d'articles sur «La nécessité et la possibilité d'un chemin de fer de Québec au Lac St. Jean.» Nous ne craignons pas de le dire : tous les hommes intelligents qui auront pris connaissance de l'étendue et de la richesse de la vallée qui avoisine le Lac St. Jean, et des ressources qu’elle offre dans le présent et l'avenir, se persuaderont immédiatement de la nécessité d'un chemin de fer de Québec au Lac St. Jean. Oui, M. le Rédacteur, ce chemin est nécessaire, si l’on veut accorder aux 20,000 âmes qui peuplent actuellement le Saguenay, les mêmes avantages que l’on s’efforce avec raison de procurer aux cultivateurs des autres comtés du Bas-Canada. Ce chemin est nécessaire, si l’on ne veut pas laisser à l’état de terre inculte la plus belle et la plus riche vallée qu’il y ait peut-être dans notre province. Ce chemin est nécessaire enfin, si l’on ne veut pas priver le pays d’une source de richesse incalcvlable. Quant à la possiblité de ce chemin, elle n’est pas mise en doute par ceux qui connaissent réellement le parcours du chemin déjà exploré ou tout autre qui pourra l'être.
C'est là notre plus intime conviction, et en sincères félicitations et réemerciments à l'é efforcé de démontrer avec tant d’habileté :
(Signé,) A. PELLETIER, Ptre.
Curé d'Hébertville.
F. X. DeLacr, Ptre., Curé de N. D. du Lac St. Jean.
J, BTE. VaLuée, Ptre.
Curé de St. Jérôme du Lac St. Jean.
Erz. AUCLAIR, Ptre., Curé de St. Prime du Lac St. Jean.
S. Garon, Ptre.
Curé de St. Louis de Metabetchouan. 18 août 1873.
Cette lettre est la justification de la publication de ces articles en brochure.
D'ailleurs, je crois avoir démontré que les chemins de fer à v
oie étroite offrent de grands avant
ages à notre Province, et il est bon de les faire connaître par tous les moyens possibles.
J. GC. LAMGELIER, Québec, Septembre 1873.
conséquence nous offrons nos plus crivain dévoué et distingué qui s'est
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