DE FER
en TE VO KE le ——
Le commerce de Québec, la colonisaticn et le développement des ressources agricoles et forestières de la vallée du ias &t.
Jean, exigent la construction d’une ligne de chemin de Fer jusqu’au lac.
La colonisation et le défrichement ont fait des progrès rapides dans cette région :
en dix ans, la population du comté de Chicoutimi et du Saguenay s’est augmentée de 6,401, ou de 38.60 pour cent, et l’on doit supposer, en l'absence des renseignements que nous donnera le recen.
semet de 1871, que la production agricole
a essayé de collecter quelques sous. Il
a eu beau faire, il n’a pu arracher q'ie
vingt-un chelins. Partez donc pour un
voyage de 80 lieues avec 84.00 dans votre
poche pour faire des émplettes. Il est
ed cependant, et achstera à crédit.
ous paierons quand nous pourrons.
« Quand tu me voisainsi, tu peux juger de la position de ceux qui sont venus sans avoir le sou dans leur gousset. Ca tire les larmes des yeux.»
Telle est la gène pécuniaire qui existe au Lac St. Jean. Les produits agricoles et le bois, si abondants qu'ils soient, n'ont aucune valeur parce qu’il est impossible
s'est accrue dans la même proportion. | de les transporter sur les marchés, Ce
Encore l'automne dernier, on nous écri-
qu'il faut au colon, pour sortir de cet état
vait qüe la récolte a été magnifique et | de gène et de stagnation des affaires, c’est
pouvait alimenter une population nombreuse. Malgré cette abondante récolte, la population languit dans une gêne inconcevable. Un des plus riches cultivateurs du lac St. Jean écrivait au commencement de l’hiver à son frère:
Notre position n’est pas supportable.
Ma grange est pleine, mon grenier bondé de grain et il mess dû uue trentaine de louis. Un mois avant de partir pour Québec, mon fils aîné (il est parti hier)
une grande voie de communication régulière et peu dispendieuse avec Québec, un chemin de fer, en un mot. Le correspondant dont nous avons plus haut cité quelques lignes dit au sujet de ce chemin de fer: ;
«Il me semble que si je savais écrire, je montrerais les choses ‘ässez bien pour décider le gouvernement et les capitalistes à commencer une bonne fois et sérieusement notre chemin de fer. Il est
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pourtant bien connu que ce chemin, tout en nous tirant de la misère et en favori-
sant la colonisation et le développement | du Haut-Saguenay, empêcherait l’émi-|
gration aux Etats-Unis, augmenuterait le commerce et utiliserait pour le reste du pay: les immenses richesses que nous avons.ici et qui sont perdues, faute de voie de communication. »
IL est évident que pour empêcher le dépeuplement du Saguenay et en stimuler la colonisation, il faut une voie ferrée | qui relie le lac Sr. Jean à Québec. Nous essaicrons de montrer dans cette esquisse sur quel trafic cette ligne pourrait compre et comment elle pourrait être établie.