‹ La nécropole de MyrinaChapitre 114 sur 488 · Id., nos 1 à · texte numérisé non relu

Id., nos 1 à

5. Cf. Heuzey, Catalogue des fig. en terre cuite du Mus. du Louvre, I, p. 43-44.

ments des diadèmes 1 est un argument assez fort en faveur de cette assimilation.

Aucune de ces trois représentations n’est particulière à la nécropole de Myrina ; on les a rencontrées dans presque toutes les nécropoles de la Grèce, des Iles et de la Cyrénaïque, avec des modifications peu sensibles. Elles sont ordinairement mêlées à des objets de style beaucoup plus récent. Elles n’ont, pour ainsi dire, pas de date. Il faut sans doute en faire remonter l’origine à une époque reculée de l’art plastique ; mais le type, une fois déterminé, s’est reproduit uniformément dans les ateliers de coroplastes pendant une longue suite de siècles et par une sorte de tradition mécanique.

2° Influence générale de l'art hellénistique. — On sait quelle révolution s’opéra dans l’art à l’époque d’Alexandre. L’école de plastique qu’on appelle hellénistique eut pour maître Lysippe, dont le canon remplaça celui de Polyclète. Pour obtenir un effet d’élégance et de finesse, on diminue la grandeur de la tête, on donne à tout le corps une forme plus mince et plus élancée. A côté de cette recherche conventionnelle des proportions gracieuses, la même école fait profession de rendre exactement l’anatomie des muscles, les détails de la chevelure. Nous ne connaissons guère que par des répliques les œuvres de Lysippe ; mais l’Hercule Farnèse de Glycon, l’Apoxyomène du Vatican sont des œuvres où l’on saisit l’application des principes posés par le maître et qui, malgré leur valeur artistique, montrent déjà les défauts d’exagération où devaient se laisser entraîner les disciples et les imitateurs.

Ces principes do technique et ces défauts sont encore plus sensibles dans les produits des coroplastes. Souvent les têtes, à force de petitesse, perdent toute proportion avec les corps; le torse s’amincit à la taille et fait paraître le buste démesurément long; les jambes sont grêles plutôt que fines 2. Il n’est pas jusqu’à la coiffure où l’on ne saisisse l’esprit de recherche familier à l’école alexandrine, qui cesse de traiter la chevelure par masses régulières et prétend en rendre plus exactement la variété. On pourrait faire un véritable traité sur

L Catalogue , n°* I et 14.

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