‹ La nécropole de MyrinaChapitre 118 sur 488 · Imag · texte numérisé non relu

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5. Archaeolog. Zeitung, 1876, p. 149; Visconti, Museo Pio Clementino, I, p. 93, pl. A, 2 et 3; Müller-Wieselcr, Dcnkmàler der alten Kunst , I, pl. 35, n° 146 a; Collignon, Manuel d’archéologie grecque, p. 194.

6. Cf. Overbeck, Geschichte der griechischen Plastih, t. II, p. 31.

\roit la déesse nue, debout, les jambes légèrement fléchies, cachant de la main droite sa nudité et laissant tomber sa draperie sur un vase à parfum qui est placé à sa gauche. Les coroplastes de Myrina ont reproduit à plusieurs exemplaires une Aphrodite nue dont la pose et les accessoires sont absolument les mêmes 1 : on a donc tout lieu de croire qu’elles imitent assez exactement l’ensemble de l’oeuvre. M. Froehner a déjà publié une statuette d’Asie-Mineure qui paraît en être aussi une réplique assez fidèle2. Dans la collection de Myrina, aucune figurine n’offre la finesse d’exécution qu’on voudrait trouver dans la reproduction d’un tel chef-d’œuvre; ce sont toutes des ébauches très lourdes.

La même liberté d’emprunt est reconnaissable dans la série des Aphrodites Anadyomènes se tordant les cheveux. Le tableau célèbre d’Apelles à Cos, plus tard transporté à Rome par Auguste, avait été le point de départ d’une foule de répliques en peinture et en sculpture 3. On a discuté pour savoir si la déesse sortait à demi du sein des flots ou si elle apparaissait nue sur le rivage 4. Le seul détail incontestable, c’est qu’elle tordait ses cheveux de ses deux mains. Tel est aussi le geste que reproduit une série de terres cuites myrinéennes. Mais l’imitation est évidemment très libre et les accessoires sont variés à plaisir : ici la déesse est à demi-drapée et un petit Éros lui tend un miroir5; ailleurs, elle'est nue et accompagnée d’un dauphin placé à droite ou à gauche 6 ; tantôt elle porte les deux mains à ses cheveux, tantôt elle a une main occupée à relever sa draperie ou à tenir un miroir. Un autre moule, qui n’a pas pris place dans la collection du Louvre, la représente tordant d’une main sa chevelure et appuyée de l’autre sur un vase à parfums : il semble qu’on ait mêlé les deux sujets de l’Aphrodite Cnidienne et de l’Aphrodite Anadyomène.

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