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LES FIGURINES DE TERRE CUITE
Nous retrouvons un motif analogue dans une troisième réplique d’œuvre connue, l’Aphrodite accroupie h Elle n’est représentée à Myrina que par un seul spécimen, mais c’est heureusement une pièce de prix. Bien qu’on puisse être choqué de la raideur des bras et de la largeur de la cuisse droite, on reconnaîtra que la tête, la poitrine et la ligne onduleuse du corps sont traitées avec une rare perfection. Nous pensons que parmi les terres cuites il n’en est pas qui donne une idée plus gracieuse ni plus artistique du type de l’Aphrodite accroupie, qui avait fourni à Polycharme un motif célèbre, et dont M. Stephani attribue la création à un certain Dédale, sculpteur bithvnien 1 2.
Une quatrième variante nous montre Aphrodite avec le type que les Romains appelaient Vénus Genitrix 3. La déesse est entièrement drapée et debout; elle soulève d’une main l’extrémité de l’himation qui retombe sur son épaule droite et dans la main gauche avancée elle tient une pomme. Cette même représentation parait sur une monnaie frappée en l’honneur de Sabine4; on sait que cet emblème fut adopté par la gens Julia , qui faisait remonter sa généalogie jusqu’à Vénus par les descendants d’Enée. Nous croyons nos figurines de Myrina antérieures à cette date;. M. Froehner pense aussi que ce type, reproduit très fréquemment en sculpture 5, a dù entrer dans le domaine de l’art longtemps avant la dictature de César 6 et M. Furtwaengler voudrait y reconnaître une célèbre statue d’Alcamènes, l’Aphrodite L xA-oi; 7 . D’autres préfèrent, avec raison selon nous, la rapporter à un original de Praxitèle, l’Aphrodite voilée {edata specie ), sculptée en même temps que l’Aphrodite de Cnide et