Terres cuites d’Asie, p. 49, pl
7. Article Aphrodite dans Ausfùhrlichcs Lexicon der griech. und rom. Mythologie de Roscher, p. 412. La môme opinion a été adoptée par Mrs Lucy Mitchell, A history of ancient sculpture, p. 320.
acquise comme plus décente et plus sévère par les habitants de Cos *.
Nous passons rapidement sur d’autres représentations d’Aphrodite qui dérivent évidemment de modèles fournis par la statuaire, car il en existe de nombreuses reproductions dans les marbres et dans les petits bronzes1 2, mais dont l’origine ne nous est pas suffisamment connue : Aphrodite au bain ou Aphrodite monocnème3, rattachant sa sandale, Aphrodite nue nouant sa ceinture 4, Aphrodite à demi-nue et tenant une pomme delà main gauche 5, Aphrodite demi-nue, appuyée sur un cippe sur lequel est posé un petit Eros6, Aphrodite assise sur un bouc 7, sur un dauphin 8 9, sur une proue de navire % Aphrodite à sa toilette et assistée par des Eros 10, etc.
Au cycle d’Aphrodite se joint celui d’Eros et de Dionysos, pour lequel les modèles ne devaient pas faire défaut aux coroplastes; mais nous manquons ici de documents précis. Voici, par exemple, Éros nu, debout et bandant la corde de son arc en visant vers la gauche 11 . L’attitude du corps et le mouvement sont saisis avec vérité. On ne peut s’empêcher de songer à l’Éros célèbre de Praxitèle12; mais nous ne connaissons pas en détail cette composition, et bien d’autres statuaires sans doute, à l’époque hellénistique, avaient traité ce sujet. Le motif badin d’Éros portant la peau de lion et la massue d’Hercule 13 nous est connu par des répliques en marbre u. Il en est de même pour un sujet qui, malgré l’absence des ailes chez les deux
1. Pline, llist. mit., XXXVI, 20. Cf. E. Curtius, Archaeologische Gesellschaft zu Berlin, 2 mai 1882 (Phüologische Wochenschrift, 1882, p. 068) ; de Witte, Gazette archéologique, 1883, p. 91 : llaumeister, Denkmàler, I, p. 91.