‹ La nécropole de MyrinaChapitre 124 sur 488 · Catalogue, n · texte numérisé non relu

Catalogue, n

2. Elle est reproduite dans l’ouvrage de A. Veyries, Les figures criophores, p. 60.

•’t. Catalogue , n° 276.

LES FIGURINES DE TERRE CUITE

dans l’art un rang plus élevé que celle des terres cuites ; elle s’adressait à un public plus riche et plus artistique. Il est probable qu’elle reproduit avec plus d’exactitude et de soin les modèles classiques dont, on s’inspirait dans les ateliers. Les coroplastes ne viennent qu’à leur suite et, comme nous l’avons dit plus haut, ils paraissent se contenter parfois de surmouler les oeuvres de leurs confrères. Ceux-ci sont les fournisseurs attitrés de la classe bourgeoise et aisée; les autres ont la clientèle du peuple et font de l’imagerie populaire à bon marché. Il est très probable que le modeleur ne se plaçait pas devant le marbre même pour exécuter sa maquette; le plus souvent, il ne devait avoir sous les yeux qu’une réduction en bronze ou en argile du modèle. Nous n’avons donc dans son oeuvre que la copie d’une autre copie. C’est ce qui explique la liberté d’interprétation que nous remarquons dans les reproductions en terre cuite des motifs connus.

D’autre part, comme on l’a finement remarqué, la matière même de l’argile, beaucoup plus que le métal, invite l’artiste à déformer et à modifier à son gré son modèle. « Le bronze, comme le bois, par cela même qu’ils résistent, imposent un travail patient, une intention précise, arrêtée; l’argile reçoit instantanément et garde docilement l’empreinte du coup de pouce, se prête aux caprices, aux fantaisies du modeleur, traduit admirablement la soudaineté de ses impressions, tous les soubresauts, tous les écarts de sa verve *. » Dans la comparaison qui s’impose ici entre les petits bronzes et les terres cuites, il ne faut donc pas' oublier que la supériorité et la fidélité de reproduction appartiennent sans conteste aux premiers. Il est curieux même de retrouver parfois dans les terres cuites un certain effort pour reproduire les procédés et la technique du métal. On a remarqué que l’emploi de la dorure, répandue avec prodigalité sur certaines figurines d’Asie, tendait évidemment à donner à l’argile l’aspect d’un bronze doré; c’est une sorte de contrefaçon de l’industrie du métal1 2. Dans quelques statuettes de Myrina, en particulier dans le Satyre dansant et portant Dionysos en-

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