Cf. plus haut, p. 169 et suiv
2. Voir la bibliographie du sujet que nous avons donnée plus haut à la p. 107, note 4 et ]). 196.
3. V. la môme objection faite par M. Martha, Catalogue des figurines de la Soc. archéol. d'Athènes, p. xxvn.
LE MOBILIER FUNÉRAIRE
son existence souterraine, la possession ou la compagnie des objets familiers au milieu desquels il avait passe sa vie.
Si donc le mobilier do la tombe, à quelques exceptions près, n’est autre que celui do la maison myrinéenne, plus ou moins réduit en qualité et en nombre, suivant la piété et les ressources des survivants, nous devons nous attendre à y rencontrer des objets de fabrication indigène mêlés à ceux que les relations commerciales et les échanges avaient introduits dans les demeures des vivants. Aucun indice no permet de décider, en général, si tel vase commun, telle fiole de verre, a été fabriqué à Myrina ou dans quelque autre cité grecque; mais lorsqu’on trouve en petit nombre seulement des articles d’un travail soigne qui sont très fréquents dans d’autres pays, il est légitime d’admettre que ce sont des produits importés ou des imitations locales do types venus du dehors. Les timbres d’amphores de Rhodes, do Thasos et de Gnide, recueillis à Myrina, fournissent d’ailleurs la preuve certaine que non seulement des objets de luxe, comme les différents genres de céramique émaillée, mais des poteries communes, des vases grossiers, se sont ajoutés en assez grand nombre aux produits de la céramique locale et se sont mêlés à eux dans les tombeaux.