‹ La nécropole de MyrinaChapitre 156 sur 488 · Friederichs, ibid., n · texte numérisé non relu

Friederichs, ibid., n

6. Môme remarque dans les fouilles de Kertch, Compte-Rendu de Saint Pétersbourg p. 1859, p. 30. Ce n’est qu’au cours de fouilles toutes récentes exécutées à Myrina au nom du gouvernement turc que M. U. Ballazzi a découvert « un miroir en bronze à tabatière, orné sur le couvercle d’un relief représentant un Satyre enlevant une femme et repoussant de la main un jeune homme. » (Revue Archéologique, 1880, I, p. 161). C’est le premier miroir historié que l’on ait signalé en Asie-Mineure.

7. M. Carapanos ( Dodone , I, p. 93, n° 12) décrit deux petits miroirs aciérés et conservant un poli semblable à celui d’un verre de glace. Cf. Catalogue du Musée Fol, n° 919. Sur la composilion des miroirs anli jues, faits d’un alliage de cuivre et d’étain, cf. G. Bapst, l’Étain dans l’antiquité, p. 34-36.

LE MOBILIER FUNÉRAIRE

surfaces est ornée do cercles concentriques et se termine par un rebord; 3° la surface est ornée de cercles concentriques sans rebord, mais bordée par une série de petits trous disposés en circonférence h Le diamètre dos miroirs varie do 0m ,0 1 à 0m,17 1 2. Les miroirs avec manche ou conservant quelque attache d’un manche disparu sont très rares ; un seul manche est travaillé avec quelque soin et se termine par un masque à la partie inférieure 3.

Les grands vases en bronze très mince n’ont guère été retirés qu’en fragments 4 ; mais on a pu recueillir et conserver un petit aryballe de bronze 5 et quelques patères avec manches ornées de cercles concentriques et d’imbrications sur les bords. Dans l’une d’elles, le manche, qui forme un tube creux, est distinct de la coupe à laquelle il s’adapte par une partie évasée en forme de main6. Les stylets, les aiguilles et les petites lames de tout genre sont très communs’ 7. Il rie faut pas y voir des instruments de chirurgie, que les particularités de leurs formes, adaptées à des usages spéciaux, suffisent généralement à faire reconnaître8. La présence des aiguilles, tantôt terminées en pointe, tantôt recourbées en spatules, au milieu d’objets de toilette, de miroirs, de fioles à parfums, de pierres ponces9, prouve qu’elles étaient simplement destinées à des usages féminins, qu’elles étaient placées dans les cheveux, qu’elles servaient de discerniculum pour peigner la chevelure et la diviser10, ou bien encore à étendre l’onguent ou le fard du bout de leur palette et à teindre les yeux en

1. Il y a quelquefois des nervures gravées entre le 2e et le 3e cercle concentrique. Un miroir présente un bord découpé par des échancrures régulières faisant saillie; cf. Niccolini, IL Dcscriz. generale, pl. lxu. On a trouvé aussi un petit nombre de plaques de bronze rectangulaires que l’on peut considérer comme des miroirs. Cf. Catalogue, n° 93.

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