‹ La nécropole de MyrinaChapitre 16 sur 488 · C’est une identification erronée; il s’agit du Pythicus · texte numérisé non relu

C’est une identification erronée; il s’agit du Pythicus

4. Dans l’été de 1826, Prokesch d’Osten alla par terre de Cyzique à Smyrne, en passant par Pergame. Il mentionne le village de Guzel-Hissar, mais chercha vainement les ruines de Cymé ( Errinnerungen aus Aegypten und Kleinasien, Vienne, 1831, t. III, p. 329).

5. Texier, Description de l’ Asie-Mineur e, II, p. 213; Gazette des Beaux-Arts, 1863, t. XVIII, p. 95.

6. Texier et Pullan, The principal ruins of Asia Minor, 1863, p. 1 et suiv.

7. Sur la carte de l’amirauté anglaise n° 515 ( Port Ali-Aga), dressée en 1860, on voit au sud de l’échelle les fondations d’une construction quadrangulaire désignée par ces mots : Re~

I pied 20 de diamètre au-dessous de l’astragale, la base d’un pilastre avec des moulures et d’autres moulures plus petites d’un travail élégant. Ils avaient été déterrés sur le site d’une église grecque qui avait probablement succédé à un petit sanctuaire ionique d’une grande beauté. — La carte de Kiepert identifie M vrina à Ali-Aga, mais il n’y existe pas de fondations d’édifices qui puissent justifier cette identification...

» Le lendemain, dans l’après-midi, nous nous rembarquâmes, et après avoir doublé un cap à quelques milles d’Ali-Aga (Touzla-Bouroun), nous jetâmes l'ancre dans une baie sablonneuse qui est située au delà du golfe. Là nous vîmes près du rivage des fragments de constructions byzantines et aussi un piédestal portant une inscription i, laquelle, toutefois, ne nous apprenait rien sur le nom de l’ancienne ville qui a autrefois occupé ce site. Une pauvre maison de ferme, occupée par un nègre et un Turc, l’un et l’autre souffrants des effets de la fièvre, était la seule habitation dans le voisinage. Je leur achetai plusieurs monnaies recueillies sur place, et les lettres que j’y distinguai me convainquirent que c’était bien l’emplacement de Myrina, car elles appartenaient presque toutes à cette ville. Les fragments de poterie s’y trouvent en abondance, comme sur l’emplacement de Cymé. Ils couvraient la surface entière d'une colline basse située à l’entrée de la petite baie. »

En continuant son voyage le long de la côte, M. Pullan découvrit remplacement de Grynium :

« Un de mes buts principaux en visitant le golfe de Tchandarli, était de reconnaître l’emplacement du temple d’Apollon Grynaeus, dont l’exacte position n’avait jamais été déterminée... En côtoyant le rivage à l’entrée d’une seconde baie (le Port Ghjmi des cartes anglaises), nous appelâmes un berger, la seule créature humaine que nous aperçûmes, et lui demandâmes s’il ne connaissait pas dans les environs des eski bina , c’est-à-dire de vieux murs...

II nous indiqua ce qui nous parut être une île basse couverte d’arbres et de buissons. Nous y primes terre et y trouvâmes les traces d’une enceinte byzantine, vraisemblablement une forteresse. La porte était formée de deux architraves de pierre, d’un travail grossier, qui n’ont pu appartenir au temple, Equel était construit en marbre blanc. Toutefois, en examinant avec soin le lorrain au delà de la forteresse, nous aperçûmes un tambour de colonne dorique en marbre blanc, qui, d’après ses dimensions, doit avoir appartenu à une

mains of an ancient monument. A l’échelle même, la carte a indiqué ancient tombs. Les restes il ar< 1 1 i I • i l ur(; signalés pur M. Pullan sont sans doute ceux qui se trouvent aujourd’hui dans In cour de l’église d’Ali-Aga.

L t1'111 ' Le la même qui a été relevée par M. Dugit et publiée par M. Waddinglon, Inscriptions <V Asie- Mineure, n° 1714 e.

HISTOIRE DE MYRINA

construction considérable; tout auprès était un fragment de marbre blanc analogue, avec un enroulement grec de bon style. Comme la petite péninsule correspond exactement à la description de Pline et que nous y avons recueilli des fragments de marbre blanc appartenant à une grande construction, je suis porté à croire que cet endroit est l’emplacement du temple d’Apollo Grynaeus. Les fouilles qu’on y ferait aboutiraient sans doute à des découvertes intéressantes. »

La relation du voyage de M. Pullan paraît avoir été peu remarquée des géographes, car l’on continua, dans les atlas antiques, à placer Myrina à Ali-Aga et à marquer en cet endroit l’embouchure de la rivière Pythicus K D’autres, sur la foi de Choiseul-Gouffier, identifièrent Myrina à Tchandarly, qui est l’ancienne Pitane 1 2. Nous avons dit que les hydrographes de l’amirauté anglaise avaient, dès 1834, reconnu l’identité, désormais indiscutable, de Myrina et de Kalahassary.

Deux traditions avaient cours dans l’antiquité au sujet de l’origine de Myrina. L’une, qui paraît avoir été peu répandue, attribuait la fondation de cette ville à un éponyme mythique nommé Myrinus 3;

1. Kiepert, Smith, Spruner et Menke, C. Müller, Vivien de Saint-Martin, Bouché-Leclercq,etc. La carte publiée par M. Pullan ( West Coast of Asia Minor showing M. Pullan’s route in 1858, 59, 61, 62, dans The principal ruins of Asia Minor illustrated and described by Texier and R. P. Pullan , Londres, 1865) place encore Myrina au fond du golfe, contrairement aux indications du texte. Sur la grande carte d’Asie-Mineure publiée par Cramer (1832) Myrina est identifiée à Nemour (sic); tout le dessin du golfe de Tchandarly est d’ailleurs très inexact. La carte des côtes de la Grèce et de l’Archipel de d’Anville (1756), indique Guzel-IIissar et Nemourt, mais place à tort la seconde localité au nord de la première.

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