‹ La nécropole de MyrinaChapitre 161 sur 488 · Aristophane, Plutus, v · texte numérisé non relu

Aristophane, Plutus, v

quable que les exemplaires signalés plus haut portent exclusivement des noms d’hommes, ce qui suggère aisément l’hypothèse qu’ils avaient quelque rapport avec la vie politique. L’usage de ces signalements posthumes n’a pas dû être de longue durée à Myrina, car la paléographie ne présente que peu de variétés et ils ne se sont rencontrés que dans certains groupes de tombes, en particulier de la nécropole du sud, au pied de l’Acropole.

L’oxydation a tellement endommagé les objets en fer que la plupart, clous ou petits manches, étaient tout à fait méconnaissables. Le plomb est assez rare dans les tombes de Myrina, ou du moins il ne s’en est conservé que peu de spécimens : un grand vase cylindrique avec couvercle convexe, rempli d’ossements calcinés (haut. 0m,38) 1 ;

quelques lourdes plaques de plomb rectangulaires dont l’emploi n’est pas bien déterminé; de petits pots cylindriques avec couvercles munis d’un bouton. L’objet en plomb le plus remarquable est une petite coupe très plate (diam. 0m,07), dont la partie extérieure est ornée de quatre cercles concentriques avec des nervures entre les deux derniers; la surface interne porte un relief de bon style qui représente une femme assise donnant le sein à un jeune enfant vers lequel s’élance un chien familier. Le dessin et la composition sont à la fois simples et corrects ; l’ensemble forme un tableau vraiment gracieux (fig. 22) 2.

1. Cf. plus haut, dans les procès-verbaux des fouilles, p. 97, n° HO; Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p . 1869, p. vin ; Archaeologia, t. 48, pl. xii.

2. Catalogue, n° 497. Un motif analogue (sans le chien) se voit sur une pierre gravée, où il a été interprété comme Aphrodite et Éros ou Ino Leucothée nourrissant le jeune Bacchus (Müller-Wieseler, Denkmàler, II, n° 296). MM. Stephani ( Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1864, p. 184) et Furtwângler (Lexikon der Mythologie de Roscher, p. 1368) pensent que cette pierre est moderne (Cf. Bernouilli, Aphrodite , p. 128). Le petit bas-relief en plomb de Myrina, qui avait été publié dans le Bull, de Corresp. Hellén. (1883, p. 176), a été récemment rapproché par M. Mayer d’un groupe figuré sur une hydrie du Musée de Berlin représentant Ériphyle nourrice d’Alcméon (. Archaeologische Zeitung , 1883, p. 243). M. Mayer a cru par erreur que le relief de Myrina était sur verre. M. Furtwaengler le signale aussi dans une étude sur le motif de l’allaitement qu’il regarde comme rare dans l’art grec ( Collection Sabouroff, pl. lxxi).

LE MOBILIER FUNÉRAIRE

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