‹ La nécropole de MyrinaChapitre 169 sur 488 · Ibid., VII · texte numérisé non relu

Ibid., VII

5. Pollux, IX, p. 100. Cf. Vomel, de Euripideo talorum jactu, Francfort, 1847; Philologus, 1858, p. 302 et suiv.

6. Peut-être pourrait-on faire la même supposition pour les osselets qu’on trouve percés d’un trou central. Mais, comme ceux-là gardent leur forme naturelle, il est plus probable qu’ils servaient au jeu même et que le trou était fait pour enfiler une ficelle et les porter commodément.

7. Cataloghi dcl Museo Campana, class. XII, p. I, nos 3 et 4. V. dans la Revue Archéologique,

marques traditionnelles L Un d’eux paraît avoir été un dé pipé , car il est creux et l’une des faces forme un petit couvercle rond qui s’enlève, comme pour permettre de coller à l’intérieur une petite boulette de cire dont le poids obligerait le dé à retomber sur une face favorable au joueur 2. Les dés en os ou en ivoire ne sont pas rares dans les collections 3.

Parmi les objets de marbre, nous n’avons à signaler que deux ou trois plats en forme d’écuelles, munis d’oreillettes en guise d’anses, qu’on a trouvés dans les tombeaux avec les plats en terre-cuite ou en bronze. Un d’eux est orné sur le bord de ciselures en forme de feuilles4; un autre, qui est resté à Ali-Aga, était accompagné d’un pilon en marbre recourbé à angle droit. Notons encore une petite base do marbre surmontée de deux saillies en forme de seins ; entre les deux saillies est creusée une cavité circulaire 5. M. Rayet a décrit, dans le catalogue de sa collection6, un objet du même genre, provenant de l’île d’Amorgos : «Poids rectangulaire en marbre, surmonté de deux seins reliés l’un à l’autre 'par une anse. » Mais la base de Myrina, que nous avons pesée, ne paraît rentrer dans aucun système métrologique.

La même catégorie comprend quelques plaquettes rectangulaires (en moyenne 0m, 08 sur 0m,04), en marbre, en pierre dure ou en ardoise, qu’on a trouvées mêlées à des objets de toilette7. L’usure qu’on

1870, I, p.261, un article de M. Castan sur un jeton de plomb avec inscription, qu’il explique comme une marque employée dans le jeu des osselets.

1. Cf. plus haut, p. 90, tombeau n° 95 (1) et p. 97 (HO); Catalogue , n° 010.

2. Aristote parle d’osselets plombés (usuolaS^ouivoi) ' Probl. sect. xiv. Cf. Becq de Fouquières, les Jeux des anciens, p. 329.

3. Cf. Monaco, Guide général du Musée national, p. 229 ; Bullettino dell’ Inst., 1848, p. 70, 74; Annali dell' Instit., 1878, tav. R, nos 9 et 10 (deux dés en ivoire trouvés près de Montepulciano); Mus. Etrusc. Vatic., II, pl. cvi, n° 2; Musée Fol, nos 371, 372; Gozzadini, Marzabotto, pl. 19, n° 15; Musée de Ravestein, n° 1524; Fausset, Inventorium sépulcrale, p. 7. La collection Pourtalès renfermait six dés à jouer, en cristal, succin, émail et calcaire; celui en succin provenait d’Athènes ( Catalogue , Paris, 1865, n° 1033). Ces objets ont passé au Musée d’Orléans, qui possède aussi quelques dés en os, en ivoire, en plomb et en verre (Desnoyers, Catalogue du Musée d’Orléans, 1884, nos 442-446).

4. Objet semblable trouvé dans une tombe de Crimée, Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1866, p. xiv. Nous en avons recueilli un autre à Cymé.

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