‹ La nécropole de MyrinaChapitre 172 sur 488 · Revue Archéologique, 1883, t. II, p · texte numérisé non relu

Revue Archéologique, 1883, t. II, p

4. Cf. plus haut p. 101 et dans les procès-verbaux de fouilles, p. 86, n° 66; p. 89, n° 94.

5. V. plus haut, p. 78, n° 7; p. 79, n° 16; p. 82, n° 48; p. 87, n° 72; p. 91, tous les objets du tombeau n° 96.

6. A défaut d’une terminologie suffisamment complète et précise, nous adopterons les désignations dont M. Collignon a accompagné ses croquis de vases, Manuel d’ Archéologie grecque, p. 259 et suiv.

7. Nous avons rencontré de véritables lécythes dans une partie de la nécropole de Cymé, au lieu dit Pacha-Tchiflik, entre Namourt et Ali-Aga.

LE MOBILIER FUNÉRAIRE

destination spécialement funéraire, comme d’autres objets sans utilité pratique que nous avons signalés l.

Beaucoup do poteries en forme do coupes sans anses et quelques petites hydries présentent une couverte noire très brillante; lorsque la panse du vase est noire, le col est quelquefois peint en rouge. Il faut encore citer quelques stamnoi en grès et des pots cylindriques d’une couleur grise et terne, sans couverte. Ce sont sans doute des boîtes à fard, appelées <pujua dans les inventaires de Délos 2.

Les lampes en terre-cuite sont très rares à Myrina. Celles qu’on a trouvées sont rouges ou noires ; plusieurs sont ornées de reliefs floraux, d’ailleurs sans intérêt. L’une d’elles présente cinq ouvertures, la plus grande au milieu, en forme de tuyau, les autres sur les côtés. Ces lampes ne sont pas simplement des symboles funéraires, car l’action du feu y a souvent laissé des traces.

La série des anses d’amphores portant des timbres est intéressante à cause des relations commerciales qu’elles attestent entre Myrina, Cnide, Tbasos et Rhodes. Les anses ont été trouvées tant dans les sépultures qu’au dehors; aucune ne fait partie d’un vase conservé entièrement. Elles appartenaient à ces grandes amphores dont nous venons do parler et qu’on apportait sans doute pour les libations destinées aux morts. A celles que nous avons recueillies nous-mêmes nous ajoutons l’indication d’un certain nombre de pièces qui nous ont été communiquées depuis par M. Démosthènes Baltazzi. Il nous a semblé inutile de reproduire de simples monogrammes et les fragments de lecture douteuse 3.

1. C’est le cas de petites bouteilles en terre trouvées dans le tombeau B, où le mort avait été incinéré (v. plus haut, p. 93, n° 10).

2. Homolle, Bulletin de Correspondance Hellénique , t. VI, p. 125.

3. Le travail capital sur les anses d’amphores est toujours celui de M. Dumont, Inscriptions céramiques de Grèce (Archives des Missions, 2e série, t. VI, 1871 ), auquel il faut ajouter les articles suivants publiés depuis : Becker, Jahrbücher fur klassische Philologie, 1878, Supplementband I; Neroutsos, Bulletin de l’Institut d’Égypte, n° 12 et ’A0jjv«iov, t. III, 1874, p. 213-245; Miller, Revue archéologique, 1875, I, p. 374; Dumont, ibid., 1872, II, p. 157; Ceccaldi, ïbid., 1873, I, p. 317 ; Sorlin-Dorigny, ibid., 1885, I, p. 47; Journal of Hellenic Studies, V, p. 43 et VI, p. 192; Rhein. Mus., 1886, p.238; Musée de Ravestein, n° 589. Cf. Reinach, Traité d’épigraphie grecque, p. 454-456. Un mémoire encore inédit de M. Maurice Holleaux sur les routes suivies par le commerce rhodien, d’après les anses d’amphores, a été résumé par M. Heuzey dans le Rapport de la commission des Écoles d'Athènes et de Rome, 1886, p. 14.

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