‹ La nécropole de MyrinaChapitre 183 sur 488 · Id., n · texte numérisé non relu

Id., n

3. Id., no 564. Sur le type du dauphin devenu simple motif décoratif, cf. Biedermann, Der Dclphin in der bildenden Phantasie der Griechen und Rômer, Halle, 1882, p. 17, note 1; Cartault, Collection Lecuyer, notice de la planche N*; Furtwaengler, Collection Sabouroff, notice de la pl. lxxvi.

4. Le Musée du Louvre en possède plusieurs de celte provenance; deux d’entre eux, qui lui ont été donnés récemment, avaient été acquis en Afrique par Charles Tissot.

5. Les anciens archéologues attribuaient la cessation de l’industrie des vases peints à l’interdiction prononcée par le sénat romain contre les Bacchanales ; c’est une opinion qui trouve aujourd’hui peu de défenseurs.

6. Sur ce genre de céramique, cf. Fabroni, Storia dei antichi vasi fitlili arretini, 1841; Birch, Ancient Pottery, p. 554; Helbig, Bullettino dell' Instituto, 1868, p. 115; Kôrte, ibid., 1877, p. 35 et les travaux auxquels il renvoie ; cf. en outre Benndorf, Gi'iechische und Sicilische Vasenbil-

LE MOBILIER FUNÉRAIRE

paiement en Italie, en Grèce, dans les Iles et sur la côte d Asie. Il ne paraît pas y avoir de raison décisive de les attribuer à telle région plutôt qu’à une autre. Ce qu’on peut dire, c’est qu’ils ont une parenté évidente avec les vases à reliefs de Mégare et pour cette raison quelques archéologues seraient disposés à en chercher l’origine dans cette partie même de la Grèce h Comme ces reliefs ne sont pas sculptés à la main, mais obtenus au moyen de moules qui pouvaient être reproduits à l’infini, il n’y eut sans doute pas une seule ville de quelque importance qui ne fabriquât elle-même ce genre de vases : la nécropole de Myrina, comme celles de Cymé et de Pitane, en a fourni un grand nombre, quelques-uns d’une belle conservation et d’une remarquable élégance. La couverte est tantôt rouge, tantôt brune ou noire, tantôt d’un gris pâle; la forme la plus ordinaire est celle de la coupe apode2. Les morceaux suivants méritent d’être signalés : coupe sur trois pieds, avec serpents et coeurs en relief ; petite amphore avec une rangée d’abeilles ; coupe apode avec deux rangées de palmettes et de feuilles découpées 3; coupe avec une rangée d’Amours jouant avec des oies ou des cygnes; bombylios plein, avec un trou carré sur le revers, semblable au brou d’évent des figurines, et, sur le devant, des reliefs parmi lesquels on distingue une femme debout et plus bas un masque ; prochous avec petit col latéral, orné d’une rangée de canthares et de deux rangées d’ornements circulaires ; lécytbe à large panse (haut.

der, p. H 7 et suiv.; Villefosse, Gazette archéologique , 1880, p.219; Musée deRavestein, Bruxelles, p. 499 à 507; Tudot, Figurines en argile, p. 50-51. La bibliothèque de Lyon conserve en manuscrit un ouvrage considérable d’Artaud intitulé : De la Céramie et •principalement des vases sigillés des anciens. En Italie, la ville d’Arretium fut le centre le plus important de cette fabrication (Arretinavasà), dont les produits se retrouvent en grande quantité dans tout le monde antique, où ils étaient recherchés autant pour leur bon marché que pour l’élégance de leurs formes et de leurs décors. La poterie samienne fut d’abord celle des pauvres et des petites gens (Plaute, Stichus, V, 4); elle devint, à l’époque impériale, la vaisselle ordinaire de toutes les classes de la société. Caractérisée par l’usage des moules, cette dernière phase de la céramique grecque marque la substitution de l’industrie à l’art. Nous avons conservé le nom de poteries samiennes parce qu’il a passé dans l’usage; Brongniart les appelait poteries romaines et M. Mowat a récemment proposé de les dénommer pseudo-samiennes (Bulletin de la Société des Antiquaires, 20 novembre 1884). « L’histoire de l’expression vasa Samia, dit Albert Dumont (Inscriptions céramiques de la Grèce, p. 26) est celle du mot faïence, qui doit son étymologie à un nom de ville et sert aujourd’hui à désigner des produits qui se fabriquent partout. »

1. Cf. Benndorf, op. laud., p. 117; Dumont, Peintures de la Grèce propre, p. 50.

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